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Réf.
2026/EFECDPDALDE/15376

Type d'offre
Experts

Type de contrat
Contrat de prestation de services

Date limite de candidature
29/05/2026 23:59

Durée de la mission
Court terme

Contrat
Portage salarial / Cabinet d'expertise

Durée
7 mois

Description de la mission

        information générales

Intitulé de la mission

Evaluation finale et capitalisation d’un projet d’appui à l’internationalisation des startups et PME tunisiennes à l’échelle du continent africain

Bénéficiaire(s)

AFD, Ministère de l’Economie et de la Planification de la Tunisie, les structures d’accompagnement et les entreprises, et les partenaires institutionnels.

Pays

Tunisie

Budget maximum

35 000€ HT

Nombre de jours indicatif

74 jours

Date limite de candidature

Vendredi 29 mai 2026 – 23h59

 

1           OBJECTIFS ET RESULTATS POURSUIVIS

1.1          Objectifs de la mission

1.1.1         Raison d’être et objectifs de l’évaluation et de la capitalisation

Compte tenu du caractère pilote du projet, l’évaluation et la capitalisation finales visent à tirer des enseignements structurants de sa mise en œuvre afin d’alimenter la conception et le déploiement de futurs programmes d’appui à l’internationalisation des entreprises. Les enseignements issus de Qawafel permettront ainsi de consolider des approches et des dispositifs testés dans le cadre du projet, et de contribuer à l’amélioration des interventions futures dans ce domaine.

Cette évaluation constitue également un jalon essentiel pour assurer la redevabilité du projet vis-à-vis de ses principales parties prenantes : le bailleur de fonds, l’Agence française de développement (AFD), l’agence de mise en œuvre, Expertise France, ainsi que les bénéficiaires du projet. Ces derniers comprennent notamment des startups et PME accompagnées dans leurs démarches d’internationalisation, que ce soit pour structurer leur stratégie d’accès aux marchés (stratégies d’internationalisation, études de marché, learning expeditions, etc.) ou pour renforcer et développer leurs activités à l’international (investissements, implantation commerciale et/ou de production).

Par ailleurs, dans un contexte où l’écosystème tunisien d’appui à l’internationalisation vers les marchés africains demeure encore émergent, une démarche de capitalisation sera menée sur trois activités clés du projet. Celle-ci visera à documenter les pratiques mises en œuvre, à analyser leurs résultats et à identifier les facteurs de succès et les points d’amélioration, afin de nourrir les réflexions des acteurs impliqués dans le développement de cet écosystème.

1.1.2         Objectifs et attentes générales de la mission

Cette mission d’évaluation et de capitalisation a pour objectif principal de fournir au Ministère de l’Économie et de la Planification, au CEPEX, aux structures publiques et privées d’accompagnement, à l’agence Expertise France (équipes terrain et siège), ainsi qu’à l’Agence française de développement (AFD), une analyse indépendante et documentée de la mise en œuvre du projet Qawafel.

Plus spécifiquement, la mission devra permettre de :

·         Réaliser une analyse globale et indépendante de la performance du projet Qawafel dans son ensemble, en accordant une attention particulière aux résultats obtenus au regard des objectifs initialement fixés ;

·         Identifier et analyser les bonnes pratiques issues de la mise en œuvre du projet, ainsi que formuler des recommandations opérationnelles afin d’améliorer, le cas échéant, la conception et la mise en œuvre de futures actions d’appui à l’internationalisation des entreprises vers les marchés africains.

La mission devra notamment permettre d’identifier les activités ayant produit les résultats attendus, ainsi que celles ayant rencontré des difficultés ou des retards dans leur mise en œuvre. Elle visera également à analyser les facteurs explicatifs de ces résultats, qu’ils soient positifs ou négatifs, afin de dégager des enseignements utiles pour les interventions futures.

Dans ce cadre, le prestataire devra étayer ses analyses par des éléments probants, en mettant en évidence les relations de cause à effet et en identifiant les facteurs ayant favorisé ou, au contraire, freiné la progression du projet. Les travaux menés devront contribuer à renforcer la redevabilité, éclairer la prise de décision et favoriser l’apprentissage institutionnel.

1.2          Périmètre de l’évaluation

L’évaluation portera sur les éléments suivants :

·         Période : mai 2023 (début du projet) – décembre 2026 (fin du projet) ;

·         Composantes : toutes les composantes ;

·         Pays : Tunisie ;

·         Bénéficiaires : AFD, MEP, les structures d’accompagnement et entreprises, ainsi que les partenaires institutionnels.  

 

2           Critères et questions EVALUATIVES

L’évaluation s’appuiera sur les critères définis par le Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en particulier les critères d’efficacité, de pérennité et d’impact.

Les questions d’évaluation présentées ci-après ont été élaborées de manière participative au sein de l’équipe projet. Elles feront l’objet d’une revue par le prestataire lors de la phase de démarrage de la mission, afin d’en proposer une version consolidée dans le rapport de démarrage, qui sera soumis à la validation du comité de pilotage.

Critères d’évaluation

Questions évaluatives

Pertinence

1)       Dans quelle mesure la combinaison des instruments du projet (appui au secteur privé via les structures d’accompagnement, valorisation du savoir-faire tunisien à l’international, assistance technique aux institutions publiques, etc) a-t-elle permis de répondre de manière complémentaire aux besoins d’internationalisation des entreprises bénéficiaires ?

a)       Dans quelle mesure le pilotage du projet a-t-il pu articuler les interventions avec le cadre opérationnel ?

Efficacité

2)       Dans quelle mesure les dispositifs mis en place et les méthodes mobilisées dans un contexte de mise en concurrence de structures d’accompagnement proposant des offres similaires ont-ils influencé l’efficacité globale du dispositif ?

3)       Dans quelle mesure les modalités de gouvernance (membres du COPIL), de coordination (partenariat avec le MEP et le CEPEX) et d’animation (les moments de décision : COPIL, réunions bilatérales) du projet ont-elles permis une implication effective des partenaires, et quels leviers auraient permis de renforcer leur mobilisation ?

a)       Coordination institutionnelle : Dans quelle mesure la coordination avec le MEP et le CEPEX a-t-elle contribué à l’atteinte des résultats ?

b)       Animation opérationnelle : quels obstacles (participation, clarté des mandats, articulation COPIL/COTECH, capacité décisionnelle, temporalité) ont pu limiter la portée des COTECH ? Dans quelle mesure leur fonctionnement a-t-il influencé la réactivité et la fluidité d’exécution du projet ?

4)       Dans quelle mesure les 3 résultats attendus du projet ont été atteints et quelle a été la contribution du projet ?

a)       Quels ont été les facteurs (internes aux acteurs, externes à EF) qui ont favorisé l’atteinte de ces résultats ?

Pérennité

5)       Dans quelle mesure les structures bénéficiaires disposent-elles aujourd’hui des ressources, capacités organisationnelles et modèles économiques nécessaires pour maintenir ou développer leurs actions d’internationalisation sans appui externe ?

a)       Quelles méthodes du projet et facteurs ont favorisé l’appropriation des outils et pratiques par les acteurs ?

6)       Dans quelle mesure les initiatives visant à créer des synergies et à favoriser la coopération entre les structures d’accompagnement soutenues ont-elles contribué à la pérennisation de leurs actions au-delà du projet Qawafel ? (Qawafel Gathering, ateliers d’échanges d’expérience)

7)       Dans quelle mesure les structures d’accompagnement ont-elles bénéficié d’un appui suffisant pour pérenniser leurs activités et leur offre de services après la fin du projet Qawafel, tout en conservant leur compétitivité et leur originalité par rapport aux autres structures ?

Impact

8)       Quels modèles d’accompagnement soutenus par le projet Qawafel ont généré les changements les plus significatifs pour les entreprises bénéficiaires, notamment en matière de développement de capacités à l’international et de concrétisation d’opportunités commerciales ?

a)       Quels changements observables dans les pratiques, les compétences ou l’offre de services des structures d’accompagnement ?

b)       Quels facteurs explicatifs et quels effets différenciés peuvent être observés selon les types de structures (publiques / privées), la taille des entreprises, et les secteurs du projet ?

9)       Dans quelle mesure le projet Qawafel a-t-il contribué à des évolutions durables de la structuration durable de l’écosystème tunisien de l’internationalisation, tant au niveau des acteurs, publics et privés, que des pratiques et des dynamiques de coopération ?

a)       Quelle a été la contribution des contenus pédagogiques et des actions de plaidoyer du projet Qawafel aux changements observés dans les pratiques, les discours et les dynamiques des acteurs ciblés ?

b)       Dans quelle mesure les temps forts de plaidoyer et de rassemblement (Qawafel Gathering et autres événements) ont-ils permis de créer ou de renforcer des synergies durables entre les structures d’accompagnement ?

c)       Dans quelle mesure les activités de promotion du savoir-faire tunisien ont-elles contribué à l’émergence d’une dynamique nationale et régionale en faveur de l’internationalisation vers le continent africain, notamment dans les zones d’intervention du projet ?

10)   Quels effets inattendus, positifs ou négatifs, le projet a-t-il générés sur les entreprises, les structures d’accompagnement et l’écosystème ?

11)   Dans quelle mesure le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) du projet Qawafel a-t-il été compris, approprié et mis en œuvre par les structures d’accompagnement et les entreprises bénéficiaires, et quels leviers auraient permis d’en renforcer l’appropriation ?

a)       Le PGES a-t-il été intégré comme une exigence administrative ou comme un levier d’amélioration des pratiques ?

 

Le prestataire devra impérativement fournir des éléments à chacune des questions d’évaluation soulevées par l’examen des critères. Dans le cadre de cette analyse, le prestataire s’assurera que les informations objectives collectées pour chacun des critères d’évaluation permettent de recouvrer l’ensemble des étapes marquantes du cycle du projet.

Les sujets transversaux de l’environnement et des questions sociales seront traitées par l’expert ayant élaboré le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) du projet. Le prestataire mobilisé pour la mission faisant l’objet de ces TdRs devra s’entretenir avec l’expert du PGES, qui aura mené une évaluation finale approfondie du PGES, pour intégrer ces éléments dans l’évaluation finale globale.

3           capitalisation : questionnement

Un questionnement de capitalisation a déjà été initié sur le projet, avec des thématiques déjà traitées en interne. Ces documents feront partie des documents fournis après la réunion de cadrage. Les thématiques déjà traitées sont les suivantes :

·         L’appui à la participation d’entreprises à des salons internationaux

·         Les outils d’accélération des politiques publiques (assistances techniques aux structures d’accompagnement publiques des entreprises)

·         Les assistances techniques aux structures d’accompagnement des entreprises privées

·         La facilité d’assistance technique : le mécanisme de requêtes et le vivier d’experts

·         Les synergies entre les structures daccompagnement soutenues sur le projet

·         L’organisation d’un évènement périodique de plaidoyer : le Qawafel Gathering

·         Le positionnement de Qawafel en termes de communication

·         Le SERA sur Qawafel : entre retours d’expériences et apprentissage itératif

·         Accueillir pour concrétiser : Enseignements d’une démarche de prolongement commercial après mission

·         Les contenus pédagogiques ayant été particulièrement consultés/utilisés sur les réseaux sociaux.

En plus de ces thématiques, il sera demandé au prestataire d’élaborer une fiche sur chacune des trois thématiques suivantes. Cette liste pourra être complétée par toute autre thématique que le prestataire jugera pertinente.

Thématique de capitalisation

Question structurante

L’approche partenariale publique pour la pérennité des actions du projet

Comment et dans quelles conditions les partenariats avec les acteurs publics ont-ils soutenu l’ancrage institutionnel et la pérennité des actions du projet ?

Le modèle systémique du projet Qawafel

Comment l’articulation des trois composantes du projet Qawafel a-t-elle contribué à une approche systémique et cohérente de l’intervention ?

Les activités de plaidoyer : policy briefs et jeudi de l’Afrique

Comment les initiatives de plaidoyer (table ronde autour des policy briefs et Jeudi de l’Afrique) ont-elles été incorporées dans les activités du projet de manière pertinente et complémentaire aux activités planifiées ?

 

4           Description de la mission

4.1          Déroulement

Il est demandé au prestataire d’associer étroitement Expertise France ainsi que le comité de pilotage de l’évaluation à la construction de son analyse, à travers des échanges réguliers tout au long de la mission. En particulier, un partage des constats et des premiers éléments d’analyse devra intervenir dès la fin de la phase de collecte de données, avant la rédaction du rapport provisoire.

4.1.1         Phase de cadrage

Au cours de cette phase préparatoire, le prestataire devra :

·         Rassembler et analyser l’ensemble des informations et documents relatifs au projet à évaluer (instruction, mise en œuvre, suivi), ainsi qu’à la compréhension de son contexte d’intervention. Les documents nécessaires seront mis à disposition par Expertise France et l’AFD ;

·         Identifier les différentes parties prenantes du projet ;

·         Approfondir le cadre de l’évaluation sur la base des présents termes de référence et de la documentation collectée. Il s’agira notamment : (i) de préciser les principales questions évaluatives ; (ii) d’établir les étapes du raisonnement permettant d’y répondre (critères de jugement) ; (iii) de définir les indicateurs à mobiliser et les sources d’information correspondantes (revue documentaire, entretiens, focus groups, enquêtes, etc.).

Livrable 1 : Note de cadrage

À partir de ce travail méthodologique, le prestataire proposera, au démarrage de la mission, un document synthétique de cadrage de l’évaluation (maximum 15 pages) comprenant :

·         Une description détaillée des objectifs et enjeux de l’évaluation et de la capitalisation ;

·         Une définition précise du périmètre de l’évaluation (temporalité, périmètre géographique, composantes et activités du projet évalué) ;

·         Une analyse des parties prenantes (partenaires de mise en œuvre, acteurs institutionnels, bénéficiaires directs et indirects) accompagnés de propositions visant à favoriser leur implication dans le processus d’évaluation finale ;

·         Une reformulation du questionnement évaluatif proposé dans ce document (Voir « Critères et questions évaluatives ») associée à des critères de jugement, des indices et indicateurs, ainsi qu’aux outils de collecte envisagés par l’équipe d’évaluation. Ces éléments seront présentés sous la forme d’une matrice d’évaluation ;

·         Une description détaillée de l’approche méthodologique retenue et des outils de collecte mobilisés pour la phase d’évaluation ;

·         La formulation des questions de capitalisation sur la base des informations issues de l’exercice de ligne de temps (identification des moments clés et des points d’inflexion du projet) ;

·         Un calendrier détaillé de mise en œuvre de la mission.

 

Cette note de cadrage fera l’objet d’échanges entre le prestataire et le comité de pilotage. Ces échanges permettront de discuter la structuration de la démarche d’évaluation et de capitalisation et d’en vérifier la faisabilité. Cette phase préparatoire constitue une étape déterminante de la mission, puisqu’elle permettra de valider la méthodologie proposée par le prestataire.

Au cours de cette phase, le prestataire organisera des échanges avec les membres du comité de pilotage, les responsables des trois composantes du projet, le point focal au Ministère de l’Économie et de la Planification (MEP), ainsi que la ou le chargé(e) de projet au sein de l’AFD. D’autres rencontres pourront être organisées à l’initiative du prestataire.

La chargée de suivi-évaluation, redevabilité et apprentissage (SERA) du projet Qawafel, qui sera le point focal du/de la consultant(e), mettra à disposition du prestataire une boîte à outils regroupant les principaux documents de référence du projet (offre technique, rapport de démarrage, etc.).

4.1.2         Phase de collecte

Une phase de collecte de données primaires est prévue entre les mois d’août et septembre. Celle-ci se déroulera en Tunisie, principalement à Tunis, ainsi que dans les gouvernorats concernés par les activités du projet.

La collecte de données combinera des méthodes qualitatives et quantitatives, parmi lesquelles :

·         Une revue documentaire incluant les données de suivi du projet, les études menées dans son cadre, les fiches RETEX, l’évaluation intermédiaire, etc. ;

·         Des visites de terrain sur les différents sites de mise en œuvre, pouvant inclure des observations de pratiques ;

·         Des enquêtes par questionnaires ;

·         Des focus groupes ;

·         Des entretiens individuels ;

·         Des études de cas ;

·         Un ou plusieurs ateliers réunissant les parties prenantes afin d’identifier les leçons apprises et les bonnes pratiques ;

·         Tout autre outil jugé pertinent par l’équipe d’évaluation.

Livrable 2 : Un rapport intermédiaire (première version du rapport)

À l’issue de la phase de collecte, le prestataire produira une première version du rapport présentant les principaux éléments issus des différents outils de collecte mobilisés. Ce document pourra prendre la forme d’un support synthétique (par exemple un diaporama), présenté lors d’une réunion de restitution à chaud des résultats préliminaires, en présence de l’équipe du projet et les membres du COPIL de l’évaluation.

 

Ce livrable aura pour objectif de :

·         Partager les premiers résultats de la collecte ;

·         Assurer la traçabilité entre les données collectées et les constats formulés ;

·         Servir de support à la réunion de restitution à chaud.

Cette réunion permettra notamment :

·         De partager un niveau de compréhension commun des informations collectées ;

·         D’esquisser les grandes lignes de l’analyse croisée ;

·         D’identifier d’éventuelles lacunes dans la collecte nécessitant des compléments d’information.

Phase de co-construction des recommandations et de bonnes pratiques

Afin de garantir la pertinence et l’opérationnalité des recommandations, le prestataire devra associer le comité de pilotage au processus d’élaboration de celles-ci. A cette fin, un atelier de co-construction des recommandations sera organisé au cours de la semaine du 16 novembre à partir des résultats préliminaires produits par le prestataire et de l’analyse des données collectées.

4.1.3         Phase de restitution et diffusion

Livrable 3 : Un rapport final provisoire

À l’issue des analyses complémentaires et du processus de contrôle qualité, le prestataire produira un rapport final provisoire accompagné d’un support de présentation au format PowerPoint.

 

Ce rapport servira de support à une réunion entre l’équipe d’évaluation, Expertise France, l’AFD et le MEP. Cette réunion permettra notamment :

·         De présenter et discuter les conclusions provisoires relatives aux questions évaluatives ainsi qu’aux enseignements et bonnes pratiques issus de la capitalisation ;

·         De vérifier que ces conclusions sont suffisamment étayées ;

·         D’identifier d’éventuels besoins d’analyse complémentaire ;

·         De finaliser la co-construction des recommandations issues de l’atelier de la mi-novembre ;

·         D’ajuster leur formulation en vue d’aboutir à une version consolidée.

 

Livrable 4 : Rapport final définitif et synthèse

Le prestataire produira un rapport final définitif intégrant les observations d’Expertise France, de l’AFD et du MEP, ainsi que les recommandations validées.

Une réunion finale réunissant le chef de projet, la chargée SERA du projet Qawafel et le prestataire permettra de valider officiellement la version définitive du rapport d’évaluation et de capitalisation.

Si certaines observations formulées expriment des divergences d’appréciation non partagées par le prestataire, celles-ci pourront être annexées au rapport final et commentées par ce dernier.

Le rapport devra présenter de manière progressive :

·         Les observations issues de la collecte ;

·         Les constats et analyses ;

·         Les jugements évaluatifs au regard des questions d’évaluation.

Le prestataire formulera ensuite des conclusions générales permettant de porter une appréciation d’ensemble du projet. Ces conclusions devront être hiérarchisées par ordre d’importance et classées selon leur niveau de fiabilité.

Sur cette base, le prestataire identifiera des leçons apprises ainsi que des recommandations stratégiques et opérationnelles. Celles-ci devront être directement liées aux conclusions de l’évaluation, regroupées par thématique et hiérarchisées par ordre de priorité. Afin d’en garantir la pertinence et l’opérationnalité, elles seront co-construites avec le comité de pilotage.

Le prestataire devra également formuler des conclusions et recommandations spécifiques concernant l’intégration du genre dans les activités du projet.

Livrable 5 : Fiche synthèse format AFD

Le prestataire réalisera une fiche synthèse selon le format demandé par l’AFD. Le modèle correspondant sera transmis dans les documents de cadrage de la mission.

Livrable 6 : Fiches de capitalisation[1]

Le prestataire produira trois fiches de capitalisation, portant sur les modalités de mise en œuvre des activités suivantes :

·         L’approche partenariale publique pour la pérennité des actions du projet

§  Comment les partenariats avec les acteurs publics ont-ils soutenu l’ancrage institutionnel et la pérennité des actions du projet ?

·         Le modèle systémique du projet Qawafel

§  Comment larticulation des trois composantes du projet Qawafel a-t-elle contribué à une approche systémique et cohérente de lintervention ?

·         Les activités de plaidoyer : policy briefs et jeudi de l’Afrique

§  Comment les initiatives de plaidoyer (table ronde autour des policy briefs et Jeudi de l’Afrique) ont-elles été incorporées dans les activités du projet de manière pertinente et complémentaire aux activités planifiées ?

4.2          Livrables attendus

Les livrables devront être transmis par email sous format Word aux destinataires qui seront indiqués au prestataire lors de la phase de démarrage. Ils devront être rédigés en français.

Livrables

# pages max.

Date de livraison

1.       Note de cadrage

15

7 jours après la réunion de cadrage

2.       Rapport intermédiaire

30

16 octobre 2026

3.       Rapport final provisoire

60

24 novembre 2026

4.       Rapport final définitif et synthèse selon le format demandé par EF (environ 5 pages)

65

14 décembre 2026

5.       Fiches de capitalisation

3

14 décembre 2026

En complément, un support de présentation (type diaporama) devra être produit pour chaque réunion de pilotage.

Le rapport final provisoire ne devra pas dépasser 60 pages hors annexes (cf. plan proposé en annexe 1). Expertise France formulera ses remarques et observations dans un délai de trois semaines suivant sa réception. Le document pourra également être transmis à l’AFD, qui pourra formuler ses commentaires.

Le rapport final définitif, intégrant l’ensemble de ces observations, devra être transmis dans un délai de 15 jours suivant leur réception. Si certaines observations expriment des divergences d’appréciation non partagées par le prestataire, celles-ci pourront être annexées au rapport final et commentées par celui-ci.

5           Organisation des travaux

5.1          Pilotage de l’évaluation et gouvernance du projet

L’évaluation est gérée par la chargée suivi-évaluation redevabilité apprentissage (SERA) du projet Qawafel, avec l’aide d’un comité de pilotage composé de la chargée SERA de Qawafel, le chef de projet, le point focal au sein du MEP, un.e représentant.e de l’AFD.

Les fonctions principales des membres du comité de pilotage de l’évaluation sont :

·         De faciliter les contacts entre l’équipe d’évaluation, les services de l’AFD et les parties prenantes externes ;

·         De s’assurer que l’équipe d’évaluation a accès à toutes les sources d’information et de documentation liées à l’action à évaluer et les consulte ;

·         De discuter et de commenter les rapports produits par l’équipe d’évaluation. Les commentaires de chaque membre du groupe de référence sont rassemblés par le chef de projet, puis transmis à l’équipe d’évaluation ;

·         D’assister le processus de rétroaction (feedback) à partir des résultats, des conclusions, des recommandations et des leçons tirées de l’évaluation.

5.2          Calendrier

La mission se déroulera entre juillet 2026 et décembre 2026 telle que détaillée ci-dessous. Les dates sont pour l’instant données à titre indicatif et pourront être révisées : 

Activités

Lieu

Période

1.       Phase de cadrage

Tunis

29 juin – 31 juillet

2.       Collecte de données

Tunisie

3 août – 2 octobre

3.       Analyses et rapport intermédiaire

Tunis

5 octobre – 23 octobre

4.       Co-construction des recommandations et restitutions finales

Tunis

26 octobre – 31 décembre

 



[1] Ajouter une partie questionnement pour la capitatlisation (ajouter le fait que j’en fais en interne et les lister pour qu’ils puissent intégrer dans leur collecte de données).

Description du projet ou contexte

          Contexte 

         Contexte général

Contexte pays

La Tunisie a été durement frappée par la pandémie de Covid-19 et le pays a connu un coup de frein économique plus sévère que la plupart de ses pairs dans la région. Le PIB s’est contracté de 9,2 % en 2020. Le chômage s’est aggravé pour passer de 15 % avant la pandémie à 18,4 % à la fin du troisième trimestre 2021. Les femmes (24,1 % au troisième trimestre 2021) et les jeunes (15-24 ans) sont particulièrement touchés. Au troisième trimestre 2020, le taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur était de 30,1 %, (40,7 % chez les femmes). Aux effets de la pandémie, s’ajoutent les pressions inflationnistes actuelles alimentées par les tensions sur les cours mondiaux et renforcées par la guerre en Ukraine. La dégradation de la situation des entreprises publiques, fait également peser des risques importants sur les finances publiques.  La dette publique est passée de 74,2 % du PIB en 2019 à 89,7 % en 2020 et à 90,2 % en 2021 selon le FMI. Elle ne comprend pas l’endettement des entreprises publiques, qui atteindrait en sus 40 % du PIB, dont plus de 15 % du PIB serait garanti par l’État.

Malgré une amélioration par rapport à 2019 (8,5 %), le déficit du compte courant s’établissait à 6,8 % du PIB en 2020 et le déficit budgétaire s’est quant à lui creusé pour atteindre 10 %, en raison notamment de l’impact sur les dépenses publiques du programme de riposte à la COVID-19 mais aussi à la suite d’une baisse des recettes imputable au ralentissement de l’activité économique et aux mesures de report d’impôts.

L’économie tunisienne a donc été significativement affectée par ces chocs exogènes. Mais forte de sa résilience et des stratégies mises en œuvre par le gouvernement, elle retrouve progressivement son dynamisme d’avant la pandémie. Avec une croissance économique de 1,6 % au quatrième trimestre 2021, 2,4 % au premier trimestre 2022 et 2,8 % au deuxième trimestre 2022, le pays a vu le chômage passer de 18,4 % au troisième trimestre 2021 à 15,3 % au deuxième trimestre 2022.

Au niveau politique, le pays sort d’une période d’incertitude et de tensions politiques qui ont mené à la suspension en juillet 2021 puis à la dissolution en mars 2022 du Parlement. Le pays a organisé le 25 juillet 2022 un référendum constitutionnel qui a débouché sur l’adoption et la promulgation d’une nouvelle constitution le 17 août 2022. Des élections législatives se sont tenues le 17 Décembre 2022 et un nouveau parlement a pris place le 13 mars 2023 pour entériner une nouvelle dynamique sociopolitique et consolider le dynamisme économique retrouvé grâce notamment à une amélioration du climat des affaires et des mesures d’accompagnement du secteur privé dans le renforcement de sa compétitivité, en particulier à l’international. En outre, les arrestations de journalistes et avocats contestataires du pouvoir en place ont eu pour effet d’instaurer un climat politique et institutionnel changeant et incertain pour celles et ceux opposés au régime politique actuel.

Contexte sectoriel et enjeux

L’ouverture de la Tunisie aux échanges internationaux et son intégration dans les chaînes de valeur mondiales (CVM) ont fortement progressé depuis le milieu des années 90, témoignant des avantages comparatifs du pays. Les exportations ont sensiblement augmenté, tirées par le secteur manufacturier, avec une transformation en faveur de secteurs plus intensifs en technologies et compétences.

Le commerce extérieur est ainsi le troisième moteur de l’économie derrière la consommation et l’investissement. Si elles ont baissé entre 2019 et 2020, passant de 46,1 % à 37,9 % ; en 2021 les exportations de biens et services sont reparties à la hausse et représentaient 45,7 % du PIB[1], avec l'Union européenne comme principal partenaire commercial de la Tunisie, représentant plus de la moitié de ses importations et exportations. Parmi les pays de l'UE, la France est le premier partenaire commercial avec 26 % des exportations tunisiennes et 14,2 % de ses importations. L'Italie, deuxième destination principale des exportations tunisiennes, est le premier fournisseur de biens et de services. Enfin, l'Allemagne, l'Espagne, la Chine et la Turquie figurent également parmi les principaux partenaires commerciaux du pays.

        Présentation du projet

Sur une période de 36 mois (mai 2023 – avril 2026), étendu de 8 mois jusqu’à décembre 2026, le projet Qawafel vise à accompagner les entreprises tunisiennes dans leur expansion et à contribuer au renforcement des liens économiques et commerciaux entre 4 pays cibles : la République démocratique du Congo, le Sénégal, la Mauritanie et le Kenya.

L’étude réalisée par le Conseil d’Analyse Économique (CAE) entre 2019 et 2020 avec l’appui du cabinet Deloitte Tunisie a permis d’identifier plusieurs pistes pour favoriser l’internationalisation des PME tunisiennes à l’échelle du continent africain.

·         15 mesures transversales sur 4 axes :

o   Le « branding » pays et la diplomatie économique ;

o   L’accompagnement et l’appui à l’internationalisation ;

o   Le financement et les incitations ;

o   La logistique et les douanes.

·         5 secteurs porteurs pour les entreprises tunisiennes et identifiés selon le niveau de corrélation entre les besoins des marchés cibles et l’offre tunisienne, l’intensité concurrentielle, la taille du marché adressable, la maturité des acteurs tunisiens et les barrières réglementaires et fiscales :

o   Les TIC ;

o   L’agroalimentaire et les FMCG[2] ;

o   L’éducation et l’enseignement supérieur ;

o   La santé et l’industrie pharmaceutique ;

o   Les BTP et services.

·         20 propositions de mesures sectorielles pour les 5 secteurs susmentionnés.

·         15 pays priorisés avec un « score d’opportunités » construit selon l’attractivité économique, le risque pays et les barrières à l’entrée. Les pays d’Afrique subsaharienne identifiés à fort potentiel pour les PME tunisiennes sont, entre autres, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, le Kenya, l’Éthiopie, le Rwanda.

 

Après des entretiens en 2021 entre l’Agence AFD Tunis et des acteurs publics et privés de l’écosystème export, Expertise France a conduit 3 missions entre Mars et Août 2022. Ces missions ont permis de rencontrer différentes parties prenantes, de discuter des conclusions de l’étude et d’entamer le travail de réflexion sur la structuration d’un projet d’appui à l’internationalisation des entreprises tunisiennes à l’échelle du continent africain.

Comme mentionné plus haut, une des missions a coïncidé avec l’adoption, fin mars 2022 par le gouvernement, de mesures d’urgence économique dont un des axes vise à améliorer l’environnement des affaires et à renforcer le développement des PME, en particulier leur compétitivité à l’export.

Le projet d’appui à l’internationalisation des entreprises tunisiennes Qawafel, entend donner une suite opérationnelle à certaines des recommandations émanant de l’étude et contribuer aux actions du gouvernement en matière d’internationalisation vers les pays du continent des PME tunisiennes.

Le terme « Qawafel », nom historique utilisé pour définir l'exportation entre les pays africains, fait référence aux caravanes ou aux expéditions de commerçants qui parcouraient les vastes étendues du continent africain, reliant les différentes régions par des routes de commerce florissantes, et au fil des siècles, ces caravanes étaient devenues les piliers du commerce intercontinental, facilitant l'échange de marchandises, de connaissances et de cultures entre les peuples d'Afrique. Qawafel, symbolisant ainsi le parcours des startups et PME tunisiennes qui s'aventurent et s'étendent sur le continent africain, vient rendre hommage à cette tradition d'ouverture, de collaboration et de prospérité partagée qui a autrefois uni les nations africaines. Le nom est notamment repris en swahili.

       Objectifs du projet

Financé à hauteur de 3,8 M€ dans le cadre du Programme de renforcement des capacités commerciales (PRCC), instrument bilatéral français d’aide publique au commerce, Qawafel a pour objectif global de contribuer à la création d’emplois, au développement économique inclusif de la Tunisie et à son intégration aux marchés du continent africain en appuyant l’internationalisation de ses entreprises sur le continent. Le PRCC se concentre sur l'amélioration des compétences et des connaissances des acteurs économiques des pays partenaires, tels que les entreprises, les institutions publiques et les organisations de la société civile. Il vise également à renforcer les institutions liées au commerce, ainsi qu'à promouvoir des politiques commerciales inclusives et durables.

La déclinaison opérationnelle de Qawafel s’intègre dans les deux objectifs principaux du PRCC[3] et vise à atteindre l’objectif spécifique : « Augmentation du nombre d’entreprises tunisiennes s’étant implantées et/ou ayant développé leurs exportations dans les quatre pays prioritaires[4] » ; ainsi que les résultats suivants :

v Résultat 1 : Les structures d'accompagnement développent leurs offres de services, sont mieux structurées, plus performantes et pérennes, permettant ainsi une meilleure compétitivité des PME tunisiennes ;

v Résultat 2 : Une diplomatie économique active est initiée par la Tunisie et sa visibilité est renforcée dans les pays prioritaires ;

v Résultat 3 : Le cadre institutionnel est plus propice et certaines réglementations sont révisées et facilitent davantage l’internationalisation des startups et entreprises tunisiennes.

Le projet, basé sur une approche holistique, s’articule autour de trois composantes :

v Composante 1 : Accompagnement de l’internationalisation des entreprises tunisiennes sur le continent africain ;

v Composante 2 : Visibilité et diplomatie économique de la Tunisie sur les marchés prioritaires ;

v Composante 3 : Cadre réglementaire et institutionnel propice.

Pour ce faire, le projet Qawafel peut compter sur son partenaire d’implémentation, le Ministère de l’Economie et de la Planification, ainsi que sur le Ministère des Affaires étrangères.

 

Les activités permettant d’atteindre les résultats mentionnés plus haut sont les suivantes :

Composante 1

-          A1.1. Appui financier et accompagnement technique de structures intermédiaires de l’écosystème de l’internationalisation qui ont vocation à accompagner le positionnement des entreprises et la promotion d’actions commerciales sur les marchés africains (subventions – appels à projets) ;

-          A1.2. Mise en œuvre d’actions de renforcement de capacités, de mise à niveau, de valorisation au profit des startups et entreprises tunisiennes qui ont vocation à s’internationaliser sur les pays prioritaires (subventions – appel à candidature) ;

-          A1.3. Mise en place d’un programme d’assistance technique au profit des structures d’appui dans le but de pérenniser leurs mécanismes d’accompagnement et offres de services.

Composante 2

-          A2.1. Appui à l’opérationnalisation de la stratégie de diplomatie économique tunisienne vis-à-vis des quatre pays prioritaires identifiés ;

-          A2.2. Appui à la montée en compétences des conseillers de diplomatie économique ;

-          A2.3. Appui au renforcement de la présence de la Tunisie aux évènements majeurs en Afrique ;

-          A2.4. Appui à l’organisation d’un salon inversé en collaboration avec le CEPEX (ABPD juin 2025).

Composante 3

·         A3.1. Mise en place d’une Facilité d’Assistance Technique au profit des parties prenantes publiques visant l’amélioration de l’environnement institutionnel et réglementaire tunisien transverse et/ou sectoriel ;

·         A3.2. Appui à la mise en place de mécanismes de dialogues et de collaborations régionales entre pairs (Tunisie/pays prioritaires) ;

·         A3.3. Opérationnalisation de la plateforme digitale d’appui à l’export.

    Définition du champ d’action du projet

Le présent projet vise, sur une période de 36 mois, à soutenir le renforcement, la structuration et la valorisation de l’écosystème tunisien de l’internationalisation, contribuant à la visibilité de la Tunisie et l’émergence d’initiatives innovantes tunisiennes sur les marchés prioritaires sur le continent. 

D’après le rapport sur le commerce mondial de 2016[5] de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), l’internationalisation est définie comme la stratégie choisie par les PME qui développent leurs activités à l’étranger, prenant ainsi différentes formes : 1) l’exportation directe ; 2) l’exportation indirecte (ventes de biens par l’intermédiaire d’une entreprise nationale qui exporte) ; 3) la relation contractuelle sans participation au capital ; et 4) l’investissement étranger direct (IED) et d’autres formes de participation au capital.

L’internationalisation d’une PME ne se concentre donc pas seulement à son activité de commerce international mais prend en compte aussi son activité d’investissement dans le pays ou marché ciblé. De ce fait, l’internationalisation des entreprises englobe ainsi un grand nombre de parties prenantes, publiques, privées et organismes à but non lucratif.

Dans la mesure du possible, ce projet a pour objectif de soutenir toute démarche d’internationalisation de startups et d’entreprises tunisiennes, et ce à toutes les étapes du parcours, de la prise de conscience de l’importance de s’internationaliser, à l’apprentissage, la planification, la validation du retour sur investissement, et finalement au suivi post transaction, commerciale ou investissement.

L’expression d’« écosystème de l’internationalisation » est ici utilisée pour désigner l’ensemble des acteurs qui interagissent en faveur de l’internationalisation des entreprises, incluant :

·         L'Etat et les acteurs responsables de la définition des stratégies et des politiques publiques ;

·         Les acteurs de l'accompagnement publics et privés : opérateurs publics, autorités régionales et locales, pôles de compétitivité, réseaux d'accompagnement associatifs ou professionnels, incubateurs, accélérateurs, etc. ;

·         Les acteurs du financement : banques privées, banques publiques, sociétés de garantie, sociétés d’assurances, investisseurs privés, capital investissement, capital amorçage, etc. ;

·         Les entreprises, dans leurs différentes tailles et typologies.

Les bénéficiaires finaux du projet sont donc l’ensemble des entreprises tunisiennes, startups inclues, qui ont vocation à s‘internationaliser, ou qui veulent renforcer leur stratégie d’internationalisation, particulièrement sur le continent africain.

 

D’un point de vue géographique, le projet se focalise sur les résultats en Tunisie, étant donné que les bénéficiaires finaux et directs se trouvent en Tunisie.



[1] Banque Mondiale Tunisie, données pays

[2] Fast-Moving Consumer Goods sont les biens de consommation courante à rotation rapide : achetés fréquemment, rapidement consommés et remplacés régulièrement tels que les aliments, produits d’hygiène personnelle, produits ménagers, produits pharmaceutiques en vente libre, etc.

[3] Le PRCC se structure autour de deux objectifs : 1/ Développer des politiques commerciales et faciliter l’intégration régionale économique des pays en développement, et 2/ Développer une offre compétitive des pays en développement sur les marchés régionaux et internationaux. (Le Programme de renforcement des capacités commerciales | AFD - Agence Française de Développement)

[4] Les quatre pays prioritaires ont été définis, durant la phase de démarrage et selon un classement basé sur plusieurs critères jugés importants pour la réussite du projet : le Sénégal, la Mauritanie, la République démocratique du Congo et le Kenya.

Profil souhaité

       Profil demandé

     Expertises attendues

1)      Nombre d’expert.e.s : Un.e ou plusieurs (cabinet d’expertise).

2)      Profil de l’expert.e ou des expert.e.s désigné.e.s en charge de l’exécution de la présente mission 

 

Qualifications et expérience

  • Titulaire d’un bac +5 dans un domaine pertinent à la mission : commerce international, coopération internationale, économie/financement du développement, ingénierie et évaluation de projet ;
  • Expérience professionnelle de 10 ans minimum ;

·         Expérience dans la définition des politiques en économie internationale, notamment dans la mise en place d’accords commerciaux à l’échelle continentale ;

·         Expérience de coordination multi-acteurs ;

·         Une expérience dans des projets similaires ou des connaissances en gestion de projet seraient très appréciées ;

·         Bonne connaissance de la Tunisie et des échanges commerciaux avec les pays d’Afrique subsaharienne serainet un atout.

Compétences métier :

·         Excellente connaissance des dispositifs d’évaluation et de capitalisation de programmes et projets de coopération internationale.

·         Bonne connaissance de l’approche du changement.

·         Excellente capacités en analyse de relations partenariales.

·         Expérience minimum de 7 ans dans l’élaboration de systèmes d’évaluation et de capitalisation. 

·         Expérience d’animation d’ateliers multi-acteurs sur des sujets complexes.

·         Expérience en conception et gestion de base de données.

·         Capitalisation et conception de matériel didactique.

Compétences administratives :

·         Excellent maîtrise des outils bureautiques (MS Office : Word, Excel, PowerPoint et de leur équivalents LibreOffice) et de l’Internet ;

·         Excellentes qualités de communication et d’organisation.

Compétences linguistiques :

·         Excellente maîtrise du français, écrit et parlé (bonnes capacités de rédaction, de synthèse et d’analyse…) ;

Maîtrise de l’arabe (dialecte tunisien).

Informations complémentaires

    Contenu des offres

Les offres devront inclure :

·         Justification d’enregistrement au registre national des entreprises (RNE, K-bis ou équivalent) ;

·         Une offre technique complète: proposant une analyse sur les éléments des termes de référence, la méthodologie, le.s CV mentionnant les expériences similaires, ainsi que les éléments mentionnés dans ces termes de référence (plan de travail détaillé sur les différentes phases et entre les expert.e.s, chronogramme). Le prestataire détaillera également sa vision de la capitalisation (une définition, l’intérêt de capitaliser sur les projets, et les manières de faire) ;

·         Une offre financière, reprenant le budget global de la mission, en détaillant les éléments budgétaires suivants : coût journalier du prestataire ; décomposition des temps d’intervention par étape de travail ; coûts annexes (prestations et documents complémentaires) ; frais de transport, frais logistiques, frais de traduction.

 

Elles seront évaluées selon les éléments suivants :

·         Compréhension et commentaires sur les élémnets des termes de référence

·         Méthodologie, présentation d’une approche d’évaluation et de capitalisation

·         Composition de l’équipe d’évaluation, les CV et la répartition des rôles, responsabilités et références de travaux similaires

·         Offre financière

 

              I.      Annexes DES TERMES DE REFERENCE

»         Annexe 1 : Plan type du rapport d’évaluation

»         Annexe 2 : Théorie du changement et cadre logique du projet Qawafel

Annexe 1 – Plan type du rapport d’évaluation

Le rapport d’évaluation ne devra pas excéder 60 pages hors annexes (dans une police de caractère 12). Les informations détaillées sur le contexte, le projet ou les aspects généraux de la méthodologie et de l'analyse doivent être répertoriées en annexe.

La page de couverture du rapport comprendra le préambule suivant :

« L’objet de l’évaluation du projet est de formuler une opinion motivée sur l’efficacité, l’impact et la viabilité du projet financé au regard du contexte, de la politique et des procédures d’intervention d’Expertise France. L’évaluateur a examiné les réalisations du projet en fonction des objectifs qui étaient fixés. Il a, par ailleurs, procédé à l’examen du processus d’exécution et de fonctionnement du projet dans ses différentes phases de mise en œuvre et de suivi. 

Cette évaluation est financée par l’Agence Française de Développement dans le cadre projet Qawafel. Les observations, appréciations et recommandations exprimées dans ce rapport le sont sous la seule responsabilité de leurs auteurs. »

Le rapport peut s’articuler autour du plan indicatif suivant :

1. Table des matières et liste des acronymes

2. Résumé (2 pages maximum)

En première page : il rappelle les données clefs (produit financier et montant, date de signature de la convention, date d’achèvement, durée du projet) et décrit le projet : contexte, intervenants et mode opératoire, objectifs, contenu et réalisations attendues. Le consultant indiquera également en 3 à 4 lignes les principaux points de réussites ou d’échecs à retenir (ces lignes seront utilisées pour une présentation interne à Expertise France de l’évaluation).     

En seconde page : le consultant présentera les principales conclusions sur la performance du projet, à l’aune des questions évaluatives ou, dans la mesure du possible, selon les critères d’évaluation du CAD d’après le reclassement des questions évaluatives. Le consultant présentera à droite de la deuxième page les conclusions générales et les enseignements tirés de l’évaluation.

3. Méthodologie de l’évaluation (3 à 4 pages)

Cette partie rappelle de manière résumée (renvoyer les détails en annexe si nécessaire) la méthodologie adoptée, les modalités générales de déroulement de la mission d’évaluation et les difficultés éventuelles rencontrées. 

Le consultant devra avoir le souci de présenter clairement les méthodes d’investigation et d’analyse utilisées, les procédures suivies pour collecter l’information, s’assurer de sa qualité et de sa validité. 

4.  Récit détaillé du projet (5 à 10 pages)

Si le récit s’avère trop long (c’est-à-dire s’il est supérieur à 5-10 pages), alors on le mettra en annexe, et seule une synthèse de ce récit figurera dans le corps du rapport. Cette synthèse insistera sur les faits et facteurs qui nourrissent l’analyse évaluative.

Cette partie doit comprendre :

·         une présentation générale du contexte et de son évolution au cours de la période de mise en œuvre ;

·         une description du projet (objectifs, contenu, montant, produit financier, intervenants, mode opératoire), classement environnemental et social ;

·         un résumé du déroulement du projet depuis son démarrage (renvoyer éventuellement en annexes les détails sur les chiffres et les données collectées) mettant en évidence les principaux évènements qui l’ont marqué, présentant l’affectation et le volume des financements mobilisés, rappelant les principales difficultés rencontrées et mentionnant, le cas échéant, les réorientations survenues. Dans ce cadre, le consultant veillera à distinguer la phase d’instruction du projet, sa phase d’exécution (de la signature du contrat bailleur jusqu’à l’achèvement du projet), et enfin les faits marquants intervenus entre la date d’achèvement du projet et la date de l’évaluation.

 

5. Performance du projet (entre 12 et 17 pages)

Il est recommandé d’organiser l’analyse évaluative par questions évaluatives. Le prestataire doit expliciter clairement le cheminement progressif des étapes entre les observations (données brutes), les constats (indicateurs élaborés, ratios) et les jugements portés.

6. Conclusions (4 pages)

L’évaluation doit aboutir à un jugement argumenté et à des conclusions sur les performances du projet mis en œuvre par Expertise France. Ce chapitre doit synthétiser l’appréciation globale du prestataire sur les performances du projet à l’aune de l’analyse évaluative. Les forces et faiblesses du projet doivent être clairement explicitées. Cette synthèse ne suit pas l’ordre des questions ni celui des critères d’évaluation. 

Le consultant s'efforcera de formuler des conclusions en nombre limité de manière à garantir leur qualité. Il clarifiera ou supprimera tout jugement de valeur qui ne serait pas suffisamment étayé par des faits. Il s'efforcera également d'utiliser les critères d'évaluation de manière équilibrée. Les conclusions et enseignements éventuels sont listés, classés et priorisés en quelques pages. Les limites méthodologiques seront mentionnées, tout comme les opinions divergentes, s'il y en a.

7. Leçons et/ou recommandations (2 pages)

Le consultant présente dans cette partie les leçons qu’il peut tirer et propose des recommandations à l’issue de son analyse. Il s’efforcera de maintenir une distinction claire entre les conclusions qui n’entraînent pas d’action particulière et les leçons/recommandations. Ces dernières doivent toutefois découler des conclusions. Les leçons/recommandations doivent être regroupées et classées par ordre de priorité. 

Annexes du rapport

Les annexes doivent comporter :

·         Les termes de référence ;

·         La liste des personnes rencontrées ;

·         Le calendrier de la mission ;

·         Le compte rendu des entretiens de terrain ;

·         La liste des documents consultés ;

·         La liste des activités spécifiquement examinées et la carte de situation des interventions ;

·         Les détails éventuels de la méthode d'évaluation retenue ;

·         Le cadre logique de l’intervention reconstruit ex post ;

·         Les tableaux sur les financements mobilisés, les résultats ou les impacts.

 

 

Annexe 2 – Théorie du changement et cadre logique du projet Qawafel

 

 

                        

 

 

 

 

Critères de sélection des candidatures

Le processus de sélection des candidats s'opérera selon le(s) critère(s) suivant(s) :

  • Formation/compétences/expériences du candidat

Date limite de candidature : 29/05/2026 23:59

Document(s) joint(s) : TdR evaluation finale.docx

Expertise France est l’agence publique de conception et de mise en œuvre de projets internationaux de coopération technique. L’agence intervient autour de quatre axes prioritaires :

  • gouvernance démocratique, économique et financière ;
  • paix, stabilité et sécurité ;
  • climat, agriculture et développement durable ;
  • santé et développement humain.

Dans ces domaines, Expertise France assure des missions d’ingénierie et de mise en œuvre de projets de renforcement des capacités, mobilise de l’expertise technique et joue un rôle d’ensemblier de projets faisant intervenir de l’expertise publique et des savoir-faire privés.

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