Réf.
2026/EIIAALRDDTDLC/16125
Type d'offre
Experts
Type de contrat
Contrat de prestation de services
Date limite de candidature
22/09/2026 23:55
Durée de la mission
Court terme
Contrat
Indépendant / Entrepreneur Individuel
Durée
12 mois (90 jours d’expertise)
Département Géographique - GEO > DP - MADAGASCAR
Mis en ligne le : 01/09/2026
AFRIQUE SUBSAHARIENNE
MADAGASCAR
TANANARIVE (COMBINAISON DU TRAVAIL À DISTANCE ET PRÉSENTIEL)
L'objectif général de la prestation est d'appuyer l'équipe locale de mise en œuvre dans le cadrage conceptuel, le développement des outils et méthodes, leur déploiement et leur adaptation éventuelle en cours d'exécution, permettant la réalisation des diagnostics territoriaux par les acteurs communaux suivant l'Approche Territoriale du Développement Local (ATDL), dans le cadre du programme « Tou.te.s Redevables » mis en œuvre par Expertise France.
Plus spécifiquement, il s'agit pour le consultant d'appuyer la responsable de la composante « gouvernance locale », dans une logique de coproduction avec l'équipe locale de mise en œuvre, dans :
– La conception de l'approche et des outils pratiques permettant aux communes bénéficiaires du programme de réaliser leur diagnostic territorial dans le cadre de l'élaboration de leur Plan de Développement Local (PDL), en adaptant au contexte malagasy la méthodologie développée dans le cadre d’autres programmes financés par l’Union Européenne ayant mis en œuvre l’ATDL
– L’accompagnement de l'équipe locale de mise en œuvre, pendant la première année, dans la réalisation des diagnostics territoriaux dans trois à cinq communes.
Les retours d’expériences de la mise en œuvre de l’ATDL montre que la réussite d'un diagnostic territorial piloté par la commune repose sur la résolution d'une série de défis méthodologiques et opérationnels. Ces défis, que la mission devra traiter dans le contexte malagasy, constituent la trame des services demandés :
– Délimiter le champ du diagnostic : définir les domaines d'analyse pertinents pour le contexte malagasy et leur articulation avec le processus d'élaboration des PDL.
– Identifier des données utiles et accessibles : pour chaque domaine, déterminer les données spatiales et non spatiales réellement mobilisables — en fonction de leur utilité pour l'analyse du territoire, de la disponibilité des sources officielles et de la capacité des équipes communales à les collecter à un coût maîtrisé.
– Transformer les données en cartes : organiser la chaîne complète allant de la collecte à la représentation cartographique — enregistrement numérique, structuration en bases de données, production des cartes par domaine — et identifier l'entité la mieux placée pour assurer durablement cette production.
– Collecter avec le terrain, valider avec le terrain : ancrer la collecte dans la connaissance des acteurs de proximité (chefs de fokontany, responsables sectoriels locaux) et soumettre les cartes produites à leur vérification avant validation.
– Faire parler les données : dépasser l'inventaire pour construire une analyse par domaine et une lecture partagée du territoire, restituée aux acteurs locaux et croisée avec les résultats des enquêtes citoyennes.
– Rendre l'équipe locale autonome : assurer, par l'accompagnement de la première année, le transfert effectif de la méthode et des outils à l'équipe locale de mise en œuvre, condition de la réplication du processus dans les communes suivantes.
le consultant élaborera une note méthodologique et un kit d'outils couvrant l'ensemble du processus de diagnostic territorial. Ce travail de conception comprendra les services suivants :
Service 1.1 — Architecture du diagnostic. Définir les domaines d'intervention devant faire l'objet d'une collecte de données dans le cadre de la réalisation des diagnostics territoriaux (occupation du sol, profil démographique, domaines sociaux, environnement, économie locale, ou toute configuration adaptée au contexte malagasy), ainsi que l'enchaînement des étapes du processus et le rôle des différents acteurs (équipe communale, acteurs de proximité, services déconcentrés, équipe locale de mise en œuvre).
Service 1.2 — Identification des données et des méthodes de collecte. Pour chaque typologie de données (spatiales et non spatiales), le consultant devra : (i) identifier les données à collecter en fonction de leur utilité pour l'analyse du territoire ; (ii) proposer une méthodologie et des outils de collecte (formulaires d'enquête « type » par domaine, de préférence numérisés pour permettre une saisie directe sur le terrain et une centralisation automatisée ; outils de géolocalisation) ; (iii) identifier les différentes modalités d'obtention des données non spatiales (enquêtes auprès des acteurs concernés, sources officielles) ; (iv) évaluer le coût du matériel nécessaire à la collecte, de manière que les données puissent alimenter une base de données apte à être transformée en cartes ; et (v) définir le rôle de l'équipe communale dans la collecte des données spatiales et non spatiales. La proposition relative au matériel nécessaire est précisée à la section 2.6 des présents termes de référence.
Service 1.3 — Dispositif de représentation cartographique. Le consultant sera chargé : (i) d'identifier le nombre et le contenu des cartes à produire par domaine du diagnostic, permettant d'intégrer les informations spatiales et non spatiales collectées de manière à faciliter l'analyse du territoire ; (ii) de définir l'approche et les procédures d'organisation des bases de données permettant la représentation cartographique des informations collectées ; et (iii) d'identifier l'entité chargée de produire les cartes et de définir les modalités concrètes d'élaboration des cartes pour chaque domaine. Pour favoriser un transfert de compétences technologiques vers les institutions académiques locales, il est envisagé que ce dispositif soit déployé en synergie avec des institutions telles que les universités.
Service 1.4 — Protocoles de validation, de restitution et de diffusion. Définir les modalités de vérification des cartes par les acteurs de terrain ayant participé à la collecte (restitution-validation), les modalités de restitution du diagnostic aux acteurs locaux et institutionnels, ainsi que les modalités de diffusion formelle des conclusions auprès des institutions concernées.
Service 1.5 — Méthode d'analyse. Définir la démarche d'analyse des informations représentées dans les cartes — par domaine et à l'échelle infra-communale — ainsi que la méthode d'analyse croisée de ces informations avec les résultats des enquêtes citoyennes, en vue de l'identification des axes d'action prioritaires alimentant l'élaboration du PDL.
Service 1.6 — Termes de référence de l'entité chargée de l'élaboration des cartes. Sur la base du dispositif de représentation cartographique défini au titre du service 1.3, élaborer les termes de référence de l'institution qui sera chargée d'élaborer les cartes à partir des données collectées dans les différents domaines du diagnostic. Ces termes de référence préciseront notamment : les prestations attendues et les livrables cartographiques par domaine ; les formats et les modalités de transmission des bases de données d'entrée ; les modalités de contrôle qualité et d'interaction avec l'équipe locale de mise en œuvre et les communes ; ainsi que le profil requis, en privilégiant, dans la logique de transfert de compétences évoquée ci-dessus, les institutions académiques malagasy (universités).
Le consultant accompagnera l'équipe locale de mise en œuvre dans son rôle d'appui aux communes pour la réalisation des diagnostics territoriaux. Cet accompagnement concernera entre trois et cinq communes et comprendra les services suivants :
Service 2.1 — Appui au déploiement de la collecte. Accompagner l'équipe locale de mise en œuvre dans son appui aux communes pour la collecte des données spatiales et non spatiales dans chaque domaine d'intervention (préparation, formation aux outils, supervision méthodologique à distance et lors des missions).
Service 2.2 — Interface entre la collecte et la production cartographique. Assurer l'interface entre le processus de collecte des données sur le terrain, réalisé par les communes avec l'appui de l'équipe locale de mise en œuvre, et l'élaboration des cartes par l'entité identifiée à cette fin, selon l'approche adoptée.
Service 2.3 — Appui aux analyses. Accompagner l'équipe locale de mise en œuvre dans la réalisation des analyses des informations représentées dans les cartes et de l'analyse croisée de ces informations avec celles provenant des enquêtes citoyennes.
Service 2.4 — Ajustement itératif et capitalisation. Ajuster les outils et méthodes à la lumière des retours du terrain, documenter les adaptations réalisées et contribuer à la capitalisation continue du processus, en vue de la réplication du diagnostic territorial dans les autres communes d’intervention du projet.
– La capacité de l'équipe locale de mise en œuvre en matière de réalisation des diagnostics territoriaux est renforcée : elle s'approprie l'approche et dispose de méthodes et d'outils éprouvés, adaptés au contexte malagasy ;
– Les communes accompagnées pendant la première année disposent d'un diagnostic territorial complet (jeux de cartes, analyses par domaine, analyse croisée avec les enquêtes citoyennes), validé et restitué selon les protocoles définis ;
– La responsable de composante dispose d'une assistance technique, au besoin, dans la conception et la mise en œuvre des diagnostics territoriaux dans le cadre du programme « Tou.te.s Redevables » ;
– L'interaction avec l'entité externe missionnée pour élaborer les cartes à partir des données collectées est assurée, et le transfert de compétences vers les institutions académiques locales associées au dispositif est engagé.
La réalisation des diagnostics territoriaux selon la méthodologie proposée requiert un matériel minimum, notamment : des outils de géolocalisation (GPS ou équivalents), des tablettes ou smartphones permettant la saisie numérique des formulaires d'enquête sur le terrain et leur centralisation automatisée, ainsi que l'équipement informatique nécessaire à la gestion des bases de données spatiales.
Au titre du service 1.2, le consultant fournira une proposition détaillée du matériel nécessaire, sous la forme d'un cahier des charges précisant les spécifications techniques génériques (sans référence à des marques commerciales), les quantités requises selon le nombre de communes accompagnées et l'estimation des coûts correspondants.
Le consultant travaillera sous la supervision de la responsable de la composante gouvernance locale, qui assure la coordination et la gestion quotidienne des activités de mise en œuvre. L'expert international mobilisé en appui à la composante pour la conceptualisation de l'ATDL assurera l'interface technique et méthodologique entre le consultant et la responsable de la composante; il veillera à la cohérence des outils et méthodes développés dans le cadre de la présente prestation avec l'ensemble du dispositif méthodologique de l’ATDL.
L'équipe locale de mise en œuvre interviendra directement dans les communes, tandis que le consultant agira en retrait, en accompagnement des processus initiés, sur des tâches de conceptualisation, de capitalisation, d'orchestration des processus, de consolidation et, d'une manière générale, d'animation de la réflexion.
À la demande de la responsable de composante, le consultant pourra également être impliqué dans la réalisation des analyses de cartes et de l'analyse croisée des résultats du diagnostic territorial et des enquêtes citoyennes.
Le consultant jouera un rôle de force de proposition auprès de l'équipe locale chargée de la mise en œuvre. Les sessions de travail conjointes entre le consultant, l'équipe de mise en œuvre et l'institution en charge de l'élaboration cartographique permettront d'affiner les propositions initiales et de les adapter aux contextes locaux.
La mission comportera la combinaison du travail à distance (lieu de résidence de l'expert) et de missions à Madagascar. Un plan de travail trimestriel sera convenu entre le consultant, l'expert international en appui à la composante et la responsable de la composante. Le plan de travail définira les activités, les résultats et livrables attendus ainsi que les périodes de présence à Madagascar.
Le nombre estimé d'H/J pour toute la durée de la prestation est de 90, soit jusqu'en octobre 2027. Des missions devront être organisées à Madagascar pour faciliter le déploiement de l'approche avec l'équipe de mise en œuvre ; un nombre estimatif et maximal de trois missions a été défini. Le nombre exact et la durée de chaque mission seront définis avec la responsable de la composante dans le plan de travail trimestriel.
La prestation devra débuter au plus tard en octobre 2026.
La prestation pourra faire l'objet d'une prolongation de sa durée d'exécution par voie d'avenant, si la disponibilité du budget le permet. Pendant les périodes de mission à Madagascar, l'expert pourra être amené à travailler les week-ends, sur demande de la responsable de la composante gouvernance locale du programme, formalisée par courriel.
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Livrables |
Nombre de pages (annexes non comprises) |
Description |
Calendrier indicatif |
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Rapport de démarrage |
20 pages |
– Note méthodologique « diagnostic territorial » adaptée au contexte malagasy, répondant aux défis et couvrant les services définis au point 2 des présents TdR ; – Kit d'outils associé (formulaires d'enquête par domaine, protocoles de collecte, de validation et de restitution, spécifications des bases de données, estimation du coût du matériel) ; – Plan de travail de la première année. – Termes de référence de l'entité chargée de l'élaboration des cartes ; – Proposition détaillée du matériel nécessaire (cahier des charges, quantités, coûts estimés) ; |
Fin du trimestre 1 |
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3 Rapports Trimestriel |
20 pages |
– Bilan des activités réalisées pendant la période concernée et des résultats atteints, difficultés rencontrées et enjeux identifiés, recommandations précises et chronogramme actualisé ; – Produits définis dans le cadre du plan de travail du semestre concerné ; – Plan de travail de la période suivante. |
Fin de chaque Trimestre |
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Rapport final provisoire |
30 pages |
– Bilan de toutes les activités réalisées et des résultats atteints, difficultés rencontrées, enjeux identifiés et processus de changement proposés ; – Recommandations pour la pérennisation du processus et la réplication du diagnostic territorial dans les communes suivantes ; – Tous les produits élaborés pendant la mission et un document de capitalisation, annexés au rapport. |
Fin de la prestation |
Le consultant présentera les différents rapports à la responsable de la composante gouvernance locale du programme « Tou.te.s Redevables », au plus tard 15 jours ouvrables après la fin de la période concernée. Les commentaires de la responsable de la composante seront ensuite intégrés dans les 5 jours ouvrables suivant leur réception.
L'ensemble des documents sera rédigé en langue française.
Le suivi de cette mission sera assuré par la responsable de la composante gouvernance locale au sein du programme « Tou.te.s Redevables », en collaboration avec l'expert international mobilisé pour l'appui conceptuel et méthodologique à la composante. Expertise France mettra à la disposition de l'expert les modèles de rapports et autres documents, formulaires et informations disponibles relatifs à la mission et au projet. Expertise France facilitera, si besoin, les contacts et démarches avec les autorités concernées afin d'assurer le bon déroulement de la mission.
L'expert signalera au plus vite à Expertise France toute limitation à ses travaux rencontrée avant ou pendant sa mission. Il consultera la responsable de la composante « gouvernance locale » et Expertise France sur les actions à entreprendre ou sur les changements éventuels à apporter à sa mission.
Le programme « Tou.te.s Redevables », financé par l'Union européenne, vise à améliorer la qualité de l'action publique et citoyenne au service du développement à Madagascar. Ses objectifs sont de (i) bâtir une gestion des finances publiques plus efficace, équitable et transparente dans les secteurs d'importance pour la coopération européenne et (ii) accroître l'engagement citoyen et la redevabilité de l'action publique.
Le programme intervient dans les régions d'Analamanga, Atsimo-Atsinanana, Diana, Haute Matsiatra et Vakinankaratra. Le volet mis en œuvre par Expertise France, vise à renforcer la gouvernance démocratique à Madagascar et à promouvoir une culture de transparence, de redevabilité et de participation citoyenne. Plus particulièrement, l'intervention d'Expertise France sera un levier pour renforcer :
– La transparence, la redevabilité publique et l'efficience dans la gestion des finances de l'État, grâce au renforcement des cadres, procédures et outils des instances dédiées ;
– La confiance des citoyen.ne.s envers l'État, grâce à une action plus efficace du secteur de la justice dans la lutte contre la criminalité économique et financière ;
– La gouvernance locale, en amorçant de nouvelles dynamiques inclusives de développement territorial dans les communes parties prenantes du projet.
Le projet s'inscrit dans une approche transversale visant à améliorer la cohérence entre les différents acteurs, en orientant les réformes de l'administration publique vers une approche inclusive et durable. Il soutiendra la consultation entre les bénéficiaires, les partenaires, les administrations pilotes, les autorités locales et les acteurs de la société civile, afin d'assurer une action coordonnée et d'anticiper les contraintes.
Cette composante place les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) au cœur d'une transition vers un modèle de développement durable, inclusif et résilient. L'approche repose sur un principe clé : l'Approche Territoriale du Développement Local (ATDL), où le développement est conçu, piloté et approprié par les acteurs du territoire.
Le projet intervient dans quelques communes pilotes pour transformer la gouvernance locale via (i) l'appropriation locale, pour garantir que les investissements répondent aux réalités endogènes ; (ii) la gouvernance multi-niveaux et multi-acteurs, dans le but de fluidifier la coordination entre services déconcentrés, secteur privé, société civile et communes ; (iii) la durabilité, afin de créer les conditions favorables à l'émergence d'initiatives économiques et sociales autonomes.
La composante s'articule autour de trois leviers d'action complémentaires pour renforcer durablement les capacités des CTD :
– Planification participative et stratégique : accompagner les communes dans la réalisation de diagnostics territoriaux et de Plans de Développement Local (PDL). L'objectif est d'identifier les besoins prioritaires et de responsabiliser les populations. Le PDL constitue un instrument de négociation et de coordination de l'action développementale de la municipalité avec celle des autres acteurs (publics, communautaires et privés) opérant dans sa juridiction, ainsi qu'une base pour la formulation des autres instruments « corporatifs » de planification municipale (plans, programmes pluriannuels d'investissement et de fonctionnement, budgets annuels). Un dispositif d'accompagnement de proximité sera déployé pour animer la concertation et la planification budgétaire.
– Mécanisme de financement et maîtrise d'ouvrage communale : mettre en place une dotation financière dédiée pour permettre la traduction des orientations des PDL en projets concrets, valoriser l'effort de planification et renforcer la maîtrise d'ouvrage communale. Un dispositif de redevabilité technique et citoyenne garantira la transparence dans l'utilisation des fonds et favorisera l'implication citoyenne dans la gouvernance locale.
– Capitalisation et diffusion de l'approche : instaurer un système intégré de suivi-évaluation et de capitalisation afin de transformer les expérimentations locales en enseignements stratégiques, d'alimenter le plaidoyer et de diffuser le modèle ATDL auprès des partenaires nationaux et internationaux.
Une équipe locale de mise en œuvre assure le déploiement opérationnel de la composante à travers quatre axes d'intervention : (i) l'accompagnement de proximité des acteurs communaux sur l'ensemble du cycle de planification, de programmation et de mise en œuvre opérationnelle des investissements, au moyen d'un dispositif de coaching en situation réelle et de la facilitation de l'apprentissage entre pairs — en lien étroit avec l'expertise internationale, l'équipe locale assure le déploiement opérationnel des outils et méthodes, tout en pilotant un processus de capitalisation continue permettant d'ajuster les instruments aux spécificités des contextes locaux ; (ii) le soutien à l'opérationnalisation des mécanismes de financement des actions prioritaires des PDL ; (iii) le renforcement des capacités de gestion et de redevabilité technique et citoyenne des collectivités ; (iv) le renforcement du lien entre la réforme de la décentralisation et le développement local, en s'appuyant sur les acquis et les leçons apprises de la mise en œuvre de la composante.
Le diagnostic territorial est la « clé de voûte » du processus de planification locale piloté par la commune. Il répond à une question simple : comment une commune peut-elle réellement connaître son territoire ? Connaître un territoire, c'est d'abord savoir ce qu'il contient — sa superficie, ses limites, son découpage administratif, le nombre d'habitants et leur répartition spatiale par sexe et tranche d'âge. C'est aussi savoir ce que le territoire offre à ses habitants — écoles, centres de santé, routes, espaces économiques — et dans quel état se trouvent ces équipements : fonctionnent-ils correctement ? Couvrent-ils l'ensemble du territoire ? Répondent-ils aux besoins réels de la population ?
Pour organiser ces connaissances, le diagnostic territorial est structuré en grands domaines thématiques : (i) l'occupation du sol, qui décrit le territoire dans sa dimension physique (limites, découpage, réseau hydrographique, voirie, localisation des équipements) ; (ii) le profil démographique, qui rassemble les informations sur la population et sa répartition spatiale au niveau le plus fin du territoire ; (iii) les domaines sociaux (santé, éducation, culture, loisirs, sport), qui portent sur la qualité et l'accessibilité des services offerts aux citoyens ; (iv) le domaine environnemental (gestion des déchets, espaces verts, ressources naturelles et hydrographiques, risques) ; et (v) l'économie locale (activités, filières, opportunités et fragilités).
Les informations mobilisées relèvent de deux grandes catégories. Les données spatiales localisent des éléments sur le territoire (emplacement d'un équipement, tracé d'une route, limites administratives) ; elles sont collectées au moyen d'outils de géolocalisation (GPS, images satellitaires, drone). Les données non spatiales renseignent non pas sur « où » se trouve un élément, mais sur « comment » il fonctionne ; elles proviennent soit d'enquêtes auprès des acteurs concernés (directeurs d'établissements scolaires, responsables de structures de santé, opérateurs économiques), soit de sources officielles (institut national de la statistique, services techniques déconcentrés).
Ces informations sont collectées avec une double finalité : comprendre et agir. Le véritable défi d'un diagnostic n'est pas de tout recenser, mais de faire « parler » les données. Le diagnostic territorial dépasse ainsi le classique inventaire des manques et des besoins : il vise à construire une lecture partagée du territoire — ses dynamiques, ses fragilités, ses potentiels — que la commune peut porter avec les citoyens et l'ensemble des acteurs présents sur son territoire. Il révèle des réalités souvent invisibles au premier regard (disparités d'accès aux services entre zones, inégalités infra-communales) et fournit à la commune une base solide pour définir une vision commune du développement local et identifier les priorités stratégiques sur lesquelles concentrer l'action publique.
Toutes les informations collectées sont transformées en cartes : pour chaque domaine du diagnostic, un jeu de cartes est produit, complété par des notes synthétiques pour les informations qualitatives. Les cartes ont une double utilité : elles permettent à la commune de visualiser son territoire — identifier où se concentrent les problèmes, où se trouvent les ressources, quelles zones sont sous-équipées — et elles deviennent un outil de dialogue avec les partenaires institutionnels pour discuter des actions à planifier. Enfin, le diagnostic ne se construit pas depuis un bureau : à chaque étape, les données sont collectées avec les acteurs qui connaissent le territoire de l'intérieur, puis les cartes et analyses leur sont restituées pour vérification et validation, avant une diffusion formelle auprès des institutions concernées.
Pour la réalisation de la mission, il est souhaité de mobiliser un expert de niveau Bac+5, disposant d'une expérience d'au moins trois ans dans les domaines de la mission.
– Maîtrise des logiciels de SIG et de télédétection ; compétences spécifiques en analyse spatiale et en systèmes de gestion de bases de données spatiales ;
– Compétences en géomatique appliquée aux domaines sociaux, économiques et environnementaux ;
– Familiarité avec les méthodologies d'accompagnement des municipalités dans les processus de planification locale ;
– Bonnes compétences d'analyse, de synthèse et de communication ; aptitude au transfert de compétences (formation, coaching d'équipes) ;
– Maîtrise du français écrit et parlé.
– Expérience confirmée en matière de réalisation de diagnostics territoriaux
– Expérience confirmée en accompagnement des processus de mise en œuvre de l'Approche territoriale du développement (TALD, selon le document de référence n° 23 du toolkit de la Commission européenne) ;
Les candidatures doivent obligatoirement comprendre les documents administratifs, une offre technique et une offre financière.
Le candidat devra fournir les documents suivants :
– Les preuves d'enregistrement (relevé Kbis, RCS ou équivalent) ;
– Les preuves d'enregistrement fiscal (NIF ou équivalent) ;
– La carte d'identité de l'expert.
Le consultant devra être en mesure de contracter et de facturer légalement la prestation, soit en son nom propre, soit via une structure juridique ou un dispositif de portage.
L'offre technique devra inclure les éléments suivants :
– Une compréhension de la mission, de ses objectifs et de ses principaux défis ;
– Une proposition de démarches et de méthodologies pour la conduite de la prestation, avec un plan d'action prévisionnel sur la durée du projet comprenant une répartition provisoire du nombre de jours d'expertise par an ;
– Des références d'expériences professionnelles antérieures pertinentes en lien avec la mission ;
– Le CV actualisé de l'expert, présentant les qualifications et compétences pertinentes dans les domaines décrits.
L'offre financière devra préciser les honoraires journaliers de l'expert, exprimés en euros (EUR), toutes taxes comprises.
Les frais de déplacement domicile/lieu de mission et les déplacements nationaux à Madagascar (capitale et hors capitale) seront pris en charge par Expertise France. Un perdiem (repas et hébergement) sera également versé par Expertise France lors des missions à Antananarivo et en région. L'offre financière devra couvrir uniquement les honoraires journaliers.
Le nombre total de jours facturables ne pourra excéder le plafond indiqué au point 4 des présents TdR. Les offres doivent être soumises au plus tard le 22/09/2026, à 17 h 00, heure locale de Madagascar. Les candidatures doivent être envoyées au lien figurant dans l'annonce sur le site d'Expertise France.
Seules les candidatures accompagnées d'une offre technique et d'une offre financière seront prises en considération.
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Critères |
Note |
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Maîtrise des logiciels de SIG et de télédétection compétences spécifiques en analyse spatiale et en systèmes de gestion de bases de données spatiales |
20 |
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Compétences en géomatique appliquée aux domaines sociaux, économiques et environnementaux |
20 |
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Expérience confirmée en matière de réalisation de diagnostics territoriaux selon l’Approche territoriale du développement (selon le document de référence n° 23 du toolkit de la Commission européenne) ; |
30 |
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Compréhension des TDR |
30 |
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Note Totale |
100 |
Note minimale technique : 70/100
Pondération : technique / financière (80/20)
Expertise France se réserve le droit de traiter les dossiers de candidature au fur et à mesure de leur réception. Expertise France se réserve le droit de clôturer l'appel à candidatures avant la date limite dès lors qu'un nombre suffisant de candidatures de qualité aura été reçu.
Le processus de sélection des candidats s'opérera selon le(s) critère(s) suivant(s) :
Document(s) joint(s) : TdR_EI_Diagnostics_Territoriaux_TALD V0708.docx