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Réf.
2026/ELNM/15838

Type d'offre
Experts

Type de contrat
Contrat de prestation de services

Domaines d'expertises
Menaces globales et criminalité organisée ; Systèmes de santé

Sous-thématique
Technologies de la santé et médicaments

Date limite de candidature
09/08/2026 12:12

Durée de la mission
Court terme

Contrat
Indépendant / Entrepreneur Individuel

Durée
8 jrs (phase d’inception)+ jrs selon résultats

Description de la mission

1. Objet de la mission

Assurer, pendant toute la durée du projet, la coordination technique nationale des activités relevant de la composante juridique (SO1), depuis la phase d'inception jusqu'à la clôture du projet, afin d'accompagner les autorités nationales dans le renforcement du cadre juridique applicable à la lutte contre les PMQIF.

 

2. Périmètre pluriannuel des « activités de la composante légal (SO1) »

L’expert légal national est mobilisé, selon les priorités validées par son pays, sur les activités suivantes réparties sur les quatre années du projet. La phase d’inception (Année 1) en est le point de départ ; l’essentiel de la mise en œuvre se déroule des Années 2 à 4.

Réf.

Activité (composante légal - SO1)

Période

2.1.1.1

Réaliser une analyse documentaire : au Ghana, qui a bénéficié du projet Medisafe 1, mener une analyse documentaire des lacunes restantes sur la base de la feuille de route élaborée lors de l'atelier de partage d'expériences organisé à Nairobi en avril 2022, ainsi que des normes et standards régionaux, continentaux et internationaux (à distance / temps consacré par les experts nationaux + temps consacré par les experts internationaux)

 

A1

2.1.1.2

Réaliser une étude préliminaire de cadrage et une analyse documentaire (analyse des lacunes juridiques) : Au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Sénégal et au Togo, pays qui ont signé, ratifié ou ont été invités à signer la Convention Medicrime, réaliser une analyse documentaire des lacunes restantes sur la base du Manuel de référence sur la législation relative aux produits médicaux non conformes et falsifiés : une perspective africaine, élaboré dans le cadre du projet Medisafe 1, ainsi que des normes régionales, continentales et internationales (temps consacré par les experts nationaux + temps consacré par les experts internationaux)

A1

2.3.1.3

Réalisation d'une étude préliminaire de cadrage (analyse des lacunes juridiques) : au Nigeria, analyse documentaire des lacunes du cadre juridique national sur la base du « Manuel de référence sur la législation relative aux produits médicaux non conformes et falsifiés : une perspective africaine », élaboré dans le cadre du projet Medisafe 1, ainsi que des normes régionales, continentales et internationales (temps consacré par les experts nationaux + temps consacré par les experts internationaux)

A1

2.3.1.4

Examiner les lacunes réglementaires nationales identifiées dans le plan de développement institutionnel de l'Autorité nationale de régulation (ANR), conformément aux normes et standards régionaux, continentaux et internationaux (temps consacré par les experts nationaux + temps consacré par les experts internationaux)

A1-2

2.3.1.5

Séances d'appui technique sur la législation de chaque pays, consacrées aux meilleures pratiques législatives (ministère de la Santé, ministère de la Justice, autres), en collaboration avec le Conseil de l'Europe

A2-A4

2.3.1.6

Organiser un séminaire en ligne réunissant tous les pays afin de présenter les normes régionales, continentales et internationales aux principaux acteurs techniques impliqués dans les réformes juridiques (ministère de la Santé, ministère de la Justice, etc.) (en ligne / selon les horaires des experts juridiques nationaux et internationaux)

A2

2.3.1.7

Organiser un séminaire dans chaque pays afin de présenter et de discuter avec les principaux acteurs techniques concernés l'analyse des lacunes, les recommandations finales et la feuille de route pour l'adoption et la mise en œuvre de la législation et de la réglementation nécessaires (ministère de la Santé, ministère de la Justice, autres) (à distance ou sur place, en fonction des besoins et de la disponibilité des experts juridiques nationaux et internationaux).

A4

2.1.2.1

Mise en place d'un groupe de travail à l'échelle nationale chargé d'élaborer un nouveau modèle de législation (principaux acteurs techniques impliqués dans les réformes juridiques) et organisation de réunions régulières pour suivre l'avancement des travaux (à distance / temps consacré par les experts nationaux + temps consacré par les experts internationaux)

A1-A3

2.1.2.2

Accompagner l'examen du cadre juridique national et élaborer des projets de recommandations pour chaque pays partenaire (à distance / temps de travail des experts nationaux + temps de travail des experts internationaux).

A1-A3

2.1.2.3

Present the final recommendations for each partner country (Remotely or on site according the needs / national expert time + international experts time )

A3-A4

2.1.2.4

Regional Workshop for prosecutors on best legislative practices to address pharmaceutical crimes and Experience sharing

A2

2.1.2.5

Preparation of regional workshop pharma (Remotely / national experts time + international expert time )

A2

2.1.2.6

Séminaire destiné aux procureurs sur les meilleures pratiques législatives en matière de lutte contre la criminalité pharmaceutique liée au SFMP, avec la participation de représentants de tous les pays (experts juridiques nationaux, autorités nationales de réglementation, douanes, forces de l'ordre, 2 procureurs par pays + 3 experts clés et experts internationaux – 50 personnes – 1,5 à 2 jours)

- Sensibilisation et formation des procureurs à la criminalité pharmaceutique

- Partage d'expériences

A2-3

2.1.3.1

Contribuer à la mise en œuvre du Plan continental AUDA-NEPAD/AMRH sur la gestion durable des pêches (participation au sous-groupe de travail juridique relevant du groupe de travail sur la gestion durable des pêches) (temps de travail des experts internationaux)

A1-A3

2.1.3.2

Soutenir l'élaboration d'une convention sur la criminalité pharmaceutique pour le continent africain, sous l'égide de l'AUDA-NEPAD/AMRH (temps consacré par les experts internationaux)

A1-A2

2.1.4.1

Élaboration d'un document d'information sur les meilleures pratiques législatives en matière de lutte contre la criminalité pharmaceutique, destiné aux procureurs (à distance / temps consacré par des experts internationaux et autres)

A2-A3

2.1.4.2

Soutenir la mise en œuvre des actions juridiques supplémentaires identifiées par chaque pays, conformément à son plan d'action national sur la gestion durable des stocks halieutiques (à distance / temps de travail des experts nationaux + temps de travail des experts internationaux)

A3

 

3. Tâches et responsabilités

 

3.1 Phase d’inception (Année 1)

1. Réaliser une mise à jour de l’état des lieux du cadre juridique et institutionnel national relatif à la lutte contre les produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés (PMQIF), sur la base des analyses existantes, des fiches pays et de la pré-cotation, dans une approche sensible au genre.

2. Cartographier les acteurs nationaux compétents (ministères, autorités judiciaires, autorités réglementaires, services d’enquête, douanes, police, parquet, magistrature, société civile, universités et partenaires techniques et financiers) ainsi que les mécanismes de coordination existants.

3. Identifier les principales lacunes juridiques, réglementaires et institutionnelles ainsi que les priorités nationales en matière de réforme législative, de renforcement institutionnel et de coopération interinstitutionnelle.

4. Préparer et coanimer l’atelier national de priorisation afin de valider, avec les autorités compétentes, les interventions juridiques prioritaires de la première année et participer à la réunion de planification.

 

3.2 Mise en œuvre (Années 1 à 4)

 

1. Appuyer les autorités nationales dans la révision, l’élaboration ou la mise à jour des cadres législatifs, réglementaires et des procédures permettant de prévenir, détecter, enquêter et poursuivre les infractions liées aux PMQIF.

2. Contribuer à l’élaboration ou à la mise à jour des Plans d’Action Nationaux (PAN) en assurant l’intégration des dimensions juridiques, institutionnelles et de coopération multisectorielle.

3. Fournir un appui technique à l’élaboration de guides, procédures opérationnelles, modèles d’actes juridiques, protocoles de coopération et autres outils destinés aux institutions compétentes.

4. Faciliter le dialogue entre les autorités réglementaires, les services d’application de la loi, les autorités judiciaires, les douanes, les ministères concernés et les autres partenaires nationaux afin de renforcer la coordination nationale.

5. Participer à la préparation et à l’animation des formations, ateliers nationaux et exercices pratiques destinés aux magistrats, procureurs, juristes, autorités réglementaires et autres acteurs concernés.

 

- Représenter le pays, aux côtés du point focal national, lors des ateliers régionaux et continentaux portant notamment sur :

- L’harmonisation des cadres juridiques ; Convention MEDICRIME du Conseil de l’Europe ; instruments juridiques de l’Union Africaine et de l’AMA ; les mécanismes régionaux de coopération judiciaire ;  les groupes de travail juridiques du projet MEDISAFE.  

 

Contribuer aux travaux régionaux de capitalisation, aux études comparatives et au développement d’outils juridiques communs destinés aux pays bénéficiaires.

Piloter, au niveau national, la mise en œuvre des priorités validées (2.3.1.8) : appui à l’élaboration du PAN, réglementations, SOP ou outils pour l’ANRP (ventes en ligne, contrôle du marché, vigilance).

 

 

3.3 Suivi, capitalisation et clôture

 

1. Alimenter le système de suivi-évaluation (MEAL) avec les données relatives aux activités juridiques mises en œuvre, aux indicateurs du cadre logique et aux réformes engagées.

2. Documenter les bonnes pratiques, les difficultés rencontrées et les enseignements tirés afin d'alimenter les produits de capitalisation du projet.

3. Participer à l’atelier final réunissant les experts nationaux des trois composantes afin de partager les résultats, les bonnes pratiques et les recommandations pour la pérennisation des acquis.

4. Livrables attendus

1. Diagnostic juridique national actualisé.  

2. Cartographie des parties prenantes et des mécanismes institutionnels.

3. Note d’identification des priorités juridiques nationales.

4. Contribution à l’atelier de planification.

Description du projet ou contexte

Les produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés (PMQIF) constituent une menace majeure pour la santé, l’économie et la sécurité en Afrique. L’Organisation mondiale de la Santé estime qu’un produit médical sur dix en circulation dans les pays à revenu faible ou intermédiaire est de qualité inférieure ou falsifié, causant plus de 250 000 décès évitables par an. Pour relever ce défi, l’Union européenne et Expertise France mettent en œuvre le programme MEDISAFE.

MEDISAFE Phase 1 (2018-2023) a couvert 11 pays d’Afrique de l’Est et centrale (Burundi, RDC, Ghana, Éthiopie, Seychelles, Kenya, Ouganda, Tanzanie, Malawi, Rwanda et Zambie). Elle a produit le Manuel de référence sur la législation relative aux PMQIF (perspective africaine), des guides et stratégies sur la chaîne d’approvisionnement, la législation et la communication, ainsi que la feuille de route adoptée à Nairobi en avril 2022. Elle a réuni plus de 300 participants lors de 14 événements régionaux et nationaux, en partenariat avec l’Union européenne (réseau NRBC), l’ONUDC, INTERPOL, le Conseil de l’Europe et l’AUDA-NEPAD.

MEDISAFE 2.0 prolonge et élargit cette première phase : un projet de quatre ans, financé par l’Union européenne (NDICI) pour un montant total de 9 000 000 EUR, mis en œuvre par Expertise France en gestion indirecte via une convention de contribution avec la Délégation de l’Union européenne au Nigeria. Il couvre 13 pays organisés en deux clusters régionaux.

Cluster A (Afrique de l’Ouest) : Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée (Conakry), Nigeria, Sénégal, Togo.

Cluster B (Afrique de l’Est et australe) : Burundi, République démocratique du Congo, Éthiopie, Kenya, Rwanda, Zambie.

Conformément à l’approche du document d’action, le projet distingue les pays ayant bénéficié de MEDISAFE Phase 1, sept des 13 : Ghana, Burundi, RDC, Éthiopie, Kenya, Rwanda et Zambie, des pays nouvellement ajoutés. Il combine des activités adaptées au niveau de maturité des nouveaux pays, des activités de capitalisation et de consolidation pour les premiers, et des activités régionales transversales rapprochant les deux groupes (mentorat par les pairs, partage d’expérience, coordination opérationnelle).

Objectif général : Atténuer les menaces sanitaires, économiques et sécuritaires que représentent les produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés (PMQIF) en Afrique de l’Ouest et de l’Est.

Le projet poursuit cet objectif à travers trois objectifs spécifiques complémentaires, articulés au sein d’une même théorie du changement et tous fondés sur une approche inclusive et sensible au genre :

     SO1 - Les capacités juridiques nationales et régionales de lutte contre les PMQIF sont renforcées par une harmonisation inclusive et sensible au genre des cadres juridiques et la mise en œuvre de réglementations clés.

     SO2 - La capacité des acteurs nationaux et régionaux de l’application de la loi à détecter, enquêter et lutter contre les PMQIF est renforcée par l’optimisation de procédures opérationnelles inclusives, l’amélioration du renseignement et le développement d’une coopération transnationale répondant aux besoins spécifiques des plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants.

     SO3 - La chaîne d’approvisionnement est renforcée et sécurisée, et la sensibilisation du public aux PMQIF est accrue, par des approches inclusives et sensibles au genre, en promouvant le rôle actif des femmes professionnelles de santé, des organisations dirigées par des femmes et des aidants, afin de garantir la sécurité des personnes et un accès équitable à des produits médicaux sûrs et efficaces.

Les présents termes de référence relèvent de la composante juridique (SO1), dont l'objectif est d'accompagner les États partenaires dans :

• l'évaluation des cadres juridiques ;

• l'harmonisation des législations nationales avec les normes internationales ;

• la criminalisation des PMQIF ;

• le renforcement des capacités des autorités judiciaires ;

• l'amélioration de la coopération judiciaire régionale.

Le projet entre dans sa phase d’inception de quatre mois, dont l’aboutissement est le Plan d’action MEDISAFE 2 validé par les pays et Expertise France, destiné à être soumis à la Délégation de l’Union européenne. Les approches sensibles au genre, tenant compte en particulier de l’exposition différenciée des femmes, des hommes et des populations vulnérables, et promouvant le rôle des femmes professionnelles de santé et des organisations dirigées par des femmes, sont intégrées de manière transversale.

Dans chaque pays, la composante juridique repose sur un expert juridique national qui travaille en binôme avec le point focal national et en étroite coordination avec les experts nationaux pharmaceutique et application de la loi.

Profil souhaité

-Diplôme universitaire en droit (Master ou équivalent), de préférence avec une spécialisation en droit pénal, droit de la santé, droit pharmaceutique, droit international ou politiques publiques. 

- Expérience professionnelle dans les domaines de la justice, des affaires juridiques, de la réglementation pharmaceutique ou de la lutte contre la criminalité organisée.

- Bonne connaissance du cadre juridique national applicable aux produits médicaux ainsi que des institutions nationales concernées.

- Une expérience des conventions internationales (Convention MEDICRIME, Convention de Palerme, Convention de Budapest, instruments de l’Union Africaine, etc.) constitue un atout.

- Excellentes capacités d’analyse juridique, de rédaction, de concertation institutionnelle et de facilitation.

- Aptitude à travailler dans un environnement multisectoriel et multiculturel.

- Sensibilité aux questions d’égalité de genre et d’inclusion.

- Disponibilité pour un engagement sur toute la durée du projet, à temps partiel selon les activités.

- Maîtrise du français ou de l’anglais selon le pays.

 

Nous recherchons un expert par pays : 

Français : Bénin, Côte d’Ivoire, Guinée, Sénégal, Togo, Burundi, RDC

Anglais : Ghana, Nigeria, Éthiopie, Kenya, Rwanda, Zambie

Veuillez indiquer impérativement le pays concerné dans l'intitulé de votre candidature.

Informations complémentaires

Durée

Sur toute la durée du projet (quatre ans), à temps partiel ajusté : phase d’inception puis mise en œuvre des activités validées

Volume indicatif

≈ 8 jours durant la phase d’inception (4 jours de collecte + 4 jours de planification), conformément à la feuille de route (13 experts pharma nationaux, 104 jours au total) ; jours des années suivantes selon les priorités validées et le plan de travail annuel

Lieu

Dans le pays, avec participation aux réunions de planification et aux ateliers régionaux et continentaux

Langue de travail

Français : Bénin, Côte d’Ivoire, Guinée, Sénégal, Togo, Burundi, RDC

Anglais : Ghana, Nigeria, Éthiopie, Kenya, Rwanda, Zambie

 

Critères de sélection des candidatures

Le processus de sélection des candidats s'opérera selon le(s) critère(s) suivant(s) :

  • Formation/compétences/expériences du candidat

Date limite de candidature : 09/08/2026 12:12

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