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Réf.
2026/EAIEPDLLCLCM/15128

Type d'offre
Experts

Type de contrat
Contrat de prestation de services

Date limite de candidature
22/04/2026 23:59

Durée de la mission
Court terme

Contrat
Indépendant / Entrepreneur Individuel

Durée
9 J/H

Description de la mission

Dans le cadre du Fonds de lutte contre la corruption (FLCC) financé par l’Agence Française pour le développement (AFD), Expertise France recrute un.e expert.e courte durée en appui à l’élaboration d’un premier projet de « Plan triennal » prioritaire d’activités de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC) s’intégrant à la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2023 – 2030 de la Mauritanie.

Fort.e d'une expérience d’au moins 10 ans en tant qu’expert.e dans le secteur de la bonne gouvernance et plus particulièrement de la planification et du renforcement organisationnel et technique des institutions de la lutte contre la fraude et la corruption (si possible en Afrique), l’expert.e réalisera une mission de terrain d’une semaine pour travailler avec le Président de l’ANLC accompagné de l’expert bonne gouvernance Afrique de l’Ouest du FLCC. Il/elle rendra compte à celui-ci et à la cheffe de projet basée à Paris.

Il/elle effectuera une mission d’une semaine à Nouakchott en juin 2026.

 

Contexte de la mission

L’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption a été récemment créée en juin 2025. Son président, nommé par décret présidentiel début septembre 2025, a prêté serment le 6 octobre 2025. Il est seul jusqu’alors dans l’attente de la nomination du Conseil de l’ANLC. 

L’ANLC, bénéficie d’une indépendance totale et une compétence générale en matières de prévention et de lutte contre la corruption au regard de la législation la régissant. Cependant, l’Inspection générale d’Etat (IGE), créé en 2005 et directement rattachée à la Présidence de la République, est à ce jour l‘institution leader parmi les acteurs de la LCC en Mauritanie. Elle assure d’ailleurs la présidence du Comité technique de suivi de la mise en œuvre de la SNLC 2023 – 2030 dont le Comité de pilotage est présidé par le Premier Ministre. 

La SNLC 2023 – 2030 est alignée sur la Stratégie nationale de croissance accélérée et de prospérité partagée (SCAPP 2016 – 2030, document stratégique faitier de référence en Mauritanie) et sur le Schéma directeur de réforme des Finances publiques 2021 – 2025. Elle s’inscrit en outre dans la continuité du Plan d’action Gouvernance du Gouvernement de mise en œuvre des recommandations du Rapport d’assistance technique du FMI n° 23/421 : Rapport—Diagnostic de la Gouvernance, de Décembre 2023

Outre la Loi portant création de l’ANLC, ont également été promulguées en juin 2025 les nouvelles législations relatives à la lutte contre la corruption et portant déclaration de patrimoine et d’intérêts. L’ANLC sera compétente en la matière, se substituant à la Commission de la transparence financière de la vie publique jusqu’alors abritée par la Cour Suprême.

 

Objectifs de la mission

L’objectif principal de l’action sera donc d’accompagner et d’appuyer le Président de l’ANLC dans ses premiers efforts de planification à travers l’élaboration d’un projet de « plan triennal » prioritaire d’activité de l’ANLC s’intégrant à la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2023 – 2030 de la Mauritanie. En effet, au regard de la qualité et de l’ambition qui caractérisent les nouvelles législations de 2025, conférant énormément de compétences et responsabilités à l’ANLC naissante, il convient que le Président puisse définir un plan d’action prioritaire hiérarchisant des activités réalistes au regard des contraintes et limites humaines et matérielles qui vont peser sur lui dans la phase de lancement de l’Autorité.

Le second objectif visera à renforcer les liens et le positionnement de l’ANLC, dans cette phase transitoire, avec l’IGE afin de maximiser les synergies entre ces institutions. Celui-ci aura en effet besoin d’appuis pour s’affirmer dans l’écosystème complexe de la LCC en Mauritanie et tout particulièrement pour renforcer les liens et le positionnement de l’ANLC, dans sa phase de lancement, avec l’IGE, jusqu’alors institution leader. Cet objectif est d’autant plus justifié que, fort logiquement puisque créée après l’élaboration de cette Stratégie Nationale, l’ANLC n’apparait à ce jour pas dans la matrice SNLC des acteurs nationaux intervenant dans la LCC, alors qu’elle devra en assurer à terme le pilotage.

 

Livrables

1.      En amont de la mission, une méthodologie de travail s’appuyant sur une analyse de la documentation pertinente et structurant les réunions de travail avec le Président de l’ANLC, l’Inspection Générale d’Etat et les autres parties prenantes pertinentes.

2.      Suite à la mission de terrain de 5 jours à Nouakchott, idéalement en juin 2026, un premier « Plan triennal » prioritaire d’activités de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC) s’intégrant à la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2023 – 2030 de la Mauritanie.

Description du projet ou contexte

Le Fonds pour la lutte contre la corruption vise à renforcer les institutions publiques des pays partenaires agissant dans le domaine de la LCC et à financer des projets portés par des acteurs de la société civile et des médias indépendants. Il s’organise autour de deux composantes :

1.     Création d’une plateforme d’expertise permettant de répondre rapidement à des requêtes d’entités publiques de pays bénéficiaires engagées dans la lutte contre la corruption. L’expertise mobilisée par la plateforme ciblera prioritairement les domaines suivants :

(i) la lutte contre le blanchiment et les infractions financières ;

(ii) l’appui à la transparence des intérêts et des avoirs des responsables publics, (élus et nommés) ;

(iii) le renforcement organisationnel et technique des institutions locales de LCC.

2.     Financement de projets portés par des acteurs de la société civile et des médias indépendants visant à renforcer les capacités des médias indépendants pour le journalisme d'investigation, la protection des lanceurs et lanceuses d’alerte, appuyer la collaboration entre acteurs non-étatiques et acteurs étatiques de LCC.

Une attention particulière est portée à la prise en compte de la manière dont la corruption affecte différemment les femmes et les hommes avec pour objectif de réduire son incidence particulière sur les femmes.

Dans cette perspective, le FLCC contribuera à :

v Soutenir les missions des acteurs étatiques et non-étatiques de la lutte contre la corruption, notamment leurs initiatives pour l’égalité femme-homme (objectif spécifique 1)

v  Améliorer la connaissance, le plaidoyer et le dialogue interinstitutionnel d’une part, et d’autre part entre institutions publiques et société civile sur les phénomènes de corruption, et en particulier leur impact sur les femmes (objectif spécifique 2)

Le Fonds est géré par une équipe projet composée :

(i)     d’un.e chef.fe de projet

(ii)    d’un.e responsable des subventions & du suivi/Evaluation

(iii)  d’un.e responsable administratif/financier et logistique

(iv)  de deux expert.es basé.es en Afrique de l’Ouest et en Europe.

Profil souhaité

·       Très bonne connaissance et compréhension des contexte, enjeux, écosystème liés à la LCC ;

·       Expertise avérée de lutte contre la corruption et du renforcement des capacités d’institutions publiques en charges de la LCC, idéalement en Afrique ;

·       Pratique avérée de la planification stratégique ;

·       Excellentes capacités rédactionnelles et de communication à l’écrit et à l’oral, en français (la maitrise de l’arabe serait un atout) ;

·       Très bonne capacité à développer, coordonner et mettre en œuvre des activités dans le cadre de projets de coopération internationale en lien avec la thématique ;

·       Excellente capacité d’adaptation et de mise en œuvre d’activités de renforcement des capacités institutionnelles dans des écosystèmes évolutifs ;

·       Excellente capacité à travailler en équipe ;

·       Diplomatie et compétences interpersonnelles.

Expérience :

·       Expérience professionnelle d’au moins 10 ans comprenant à minima 7 ans d’expérience dans le secteur de la lutte contre la corruption/renforcement de la transparence/bonne gouvernance ;

·       Expérience en renforcement des capacités / planification ;

·       Expérience professionnelle et connaissance du paysage institutionnel en Afrique souhaitée.

Informations complémentaires

Durée de la mission : 9 J/H

Date de prise de fonction : juin 2026

Documents à soumettre : CV et lettre de motivation

Critères de sélection des candidatures

Le processus de sélection des candidats s'opérera selon le(s) critère(s) suivant(s) :

  • Formation/diplômes du candidat en lien avec la mission d’expertise
  • Compétences du candidat en lien avec la mission d’expertise
  • Expériences du candidat en lien avec la mission d’expertise

Date limite de candidature : 22/04/2026 23:59

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