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Réf.
2021/RDLFDST/6281

Type d'offre
Experts

Type de contrat
Contrat de prestation de services

Secteurs d'activité
Autre ; Education, Formation professionnelle et Emploi ; Organisation de la Société Civile ; Politique de la santé ; Suivi et évaluation ; Systèmes de santé

Sous-thématique
Gouvernance des systèmes de santé ; Objectifs de développement durable ; Santé 2020 ; Santé de l’enfant et de l’adolescent ; Santé sexuelle et génésique

Date limite de candidature
03/03/2021 14:27

Durée de la mission
Court terme

Contrat
Indépendant / Entrepreneur Individuel

Durée
30 jours

Description de la mission

Objectif général de la mission d’évaluation finale

Cette mission a pour but d’évaluer sur toute la durée du projet l’atteinte des objectifs et des résultats du projet FSPI 2019-95, de dégager les leçons apprises du projet, et de proposer des recommandations aux parties prenantes.

L’objectif de l’évaluation est aussi d’apprécier le coût et l’efficience du dispositif mis en place depuis le début du projet.  

Cette évaluation finale visera notamment à attirer l’attention des autorités sénégalaises et togolaises sur les points de vigilance à avoir pour garantir la pérennité des activités mises en place, et contribuera ainsi à l’endossement du dispositif par les autorités, à l’issue du projet.  

 

Objectifs spécifiques de la mission d’évaluation finale

Cette mission d’évaluation devra permettre de remplir 3 objectifs spécifiques :

Description, évaluation et analyse de l’atteinte des objectifs par rapport à ce qui est prévu dans le document de projet et des indicateurs du cadre logique 

  1. Leçons apprises quant à l’ancrage des dispositifs/produits mis en place, articulation avec les autres dispositifs existants, et
  2. Proposition de recommandations pour la pérennisation du dispositif et la reprise du projet par les autorités nationales,

 

Objectif 1 : Analyse des activités réalisées

Apprécier tant qualitativement que quantitativement les actions accomplies sur le terrain au vu des attentes initiales sur la base du document projet et des indicateurs du cadre logique : 

  • Le contenu et les modalités de formations des enseignants au regard des besoins du système de santé et du système éducatifs sénégalais et togolais, des autres initiatives de formation dans les pays
  • Le contenu et les modalités de formations des leaders et sessions de dialogues communautaires
  • Les modalités de l’appui au déploiement des dispositifs communautaires : comités communautaires des parents et les clubs des jeunes pour la promotion de l’égalité filles-garçons et promotion des droits
  • Analyse de la mobilisation des cliniques mobiles pour les services de Santé sexuelle et reproductive et planning familial au niveau qualitatif, quantitatif
  • Analyse des contenus promotionnels et de sensibilisation (santé sexuelle et reproductive et droit, violences de genre en milieux scolaires, violence de genre...)  diffusés aux bénéficiaires
  • Ratio coût/efficacité, lien avec les moyens logistiques et humains mobilisés (carburant, perdiem, intrants)

Objectif 2 : Suivi des recommandations et points d’attention identifiés tout au long du projet

  • Reprendre les recommandations formulées et les mesures mises en œuvre
  • Mesurer les progrès réalisés sur la période de déploiement du projet
  • Analyser le déroulement de la mise en œuvre quant aux difficultés liées au contexte : covid-19 et arrêt des activités etc.
  • Analyse de la régularité des échanges entre partenaires, tenue des copil

Objectif 3 : Dégager les leçons apprises quant à l’ancrage des actions mises en place et formuler des recommandations aux autorités nationales  pour la pérennité du dispositif

  • Evaluer la pertinence et l’impact des dispositifs
  • Mesurer l’appropriation des acteurs et des autorités
  • Identifier les points de vigilance et les opportunités que représentent les dispositifs

 

  • Questions transversales de l’évaluation finale

Afin d’atteindre ces objectifs, la mission de l’évaluateur inclura l’analyse des questions transversales suivantes :

  • Pertinence et l’impact des formations
  • Intégration du projet dans la stratégie et la politique de l’Etat togolais et de l’Etat sénégalais en matière de réponse aux grossesses précoces/VIH/violences basées sur le genre
  • Possibilités de mise à l'échelle au niveau national et régional
  • Recommandations pour le renforcement et le maintien des capacités opérationnelles des dispositifs mis en place (formations, comités communautaires des parents et clubs de jeunes, cliniques mobiles pour les services de Santé sexuelle et reproductives et planning familial, formations des leaders et sessions de dialogues communautaires) dans le cadre d’une reprise du projet par les autorités nationales
  • Recommandations sur l’avenir et le devenir des produits
  • Pérennisation du fonctionnement des dispositifs dans le budget des Ministères
  • Stratégie de plaidoyer auprès des autorités nationales

 

Méthodologie et lieu de travail

L’évaluateur pourrait effectuer ses missions selon les 4 phases suivantes (indicatives) :

  • Un recueil d’information, des briefings et des entretiens auprès de la chargée de projets d’Expertise au siège d’Expertise France  (1 jour ouvré)
  • Un recueil d’information, des briefings et des entretiens auprès de la Direction Générale de la Mondialisation au Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères (0,5 jour ouvré)
  • Un déplacement sur le terrain aux lieux de mise en œuvre du projet, dont entretiens avec les partenaires et parties prenantes (16 jours ouvrés)
  • L’écriture du rapport d’évaluation, et des documents de capitalisation du projet (6 jours)
  • La restitution, sous forme d'un atelier sur le terrain, des résultats préliminaires de l’évaluation auprès du MEAE, d’Expertise France, UNESCO, IPPF, Enda Santé, ATBEF, du Ministère des enseignements primaire et secondaire togolais, du Ministère togolais de la Santé et de l’Hygiène Publique, du Ministère de l’Education nationale sénégalais, du Ministère de la Santé et de l’Action sociale sénégalais, des Ambassades de France au Togo et au Sénégal (1 jour d'atelier et 2 jours de préparation )

 

  1. Rôle de l’évaluateur et responsable(s) hiérarchique(s) et fonctionnel(s)

L’évaluateur doit pouvoir apporter une réponse directe et précise à tous les points contenus dans les termes de référence tout en évitant l’usage d’un langage théorique ou académique.

 

L’évaluateur travaillera en collaboration ou/et rencontrera les personnes suivantes :

  • La chargée de projet FSPI 95-2019, basé au siège d’Expertise France, et la responsable du pôle Afrique du Nord/Golfe de Guinée/Afrique de l’Est, Santé au sein du Département Santé
  • Les partenaires du projet

 

  1. Composition de l’équipe

 

L’équipe sera composée d’un évaluateur externe à tout partenaire du projet FSPI 95-52.

 

L’évaluateur pourra travailler en lien avec un évaluateur togolais et un évaluateur sénégalais.

 

  • Livrables attendus de l’évaluation finale

L’évaluation finale donnera lieu à l’élaboration des livrables suivants :

  • Un rapport d’évaluation incluant plusieurs parties :
  • un résumé de la mission d’évaluation (« executive summary»)
  • une analyse des objectifs et résultats atteints avec un narratif détaillé et les annexes correspondantes
  • les recommandations précisant les axes d’amélioration de la pertinence/efficacité/efficience/durabilité du projet
  • Un atelier de restitution avec la présence de parties prenantes, avec une présentation PowerPoint, puis le compte-rendu de cet atelier
  • Un livrable de communication qui préfigure la capitalisation du projet

 

  • Langues

Français

 

Description du projet ou contexte

Contexte Pays

Togo : le Togo a signé ou ratifié un certain nombre d’instruments juridiques et de cadres internationaux dans le domaine de la santé sexuelle et de la reproduction ainsi que de l’égalité de genre. À l’échelle nationale, le Togo possède de nombreux textes, décrets, lois, circulaires et directives, tels que la Lettre circulaire N° 767 du 9 mars 1984 relative aux cas de grossesses dans les établissements scolaires et la Loi N°2007-005 du 10 janvier 2007 sur la Santé de la reproduction qui garantit notamment aux femmes et adolescentes l’accès à la planification familiale, le droit à l’information et à l’éducation sexuelle, et la protection contre les pratiques traditionnelles néfastes. En 2018, avec l’accompagnement des acteurs bailleurs parmi lesquels l’UNESCO et l’Association Togolaise pour le Bien-Etre Familial (ATBEF), le Togo a réactualisé sa feuille de route pour le passage à échelle de son programme national d’éducation complète à la sexualité à l’école. Les interventions en milieux extra scolaires restent l’œuvre des organisations de la société civile, principalement l’ATBEF. En 2014, une étude situationnelle sur les services de santé adaptés aux besoins des adolescents commissionnée par le Ministère en charge de la santé avait souligné l’insuffisance et le déficit de qualité des points de prestation des services adaptés aux besoins des adolescents. Avec l’appui de l’ATBEF, le ministère a développé un référentiel pour les services de santé adaptés aux besoins des adolescents. Il a également mis en place un programme national de lutte contre les grossesses précoces. Les zones de Sokode et Kara restent parmi les plus mal desservies. 

Sénégal : le Sénégal a signé ou ratifié un certain nombre d’accords et de traités internationaux, et l’éducation des filles et l’approche genre figurent parmi les priorités de développement du gouvernement sénégalais. Le Plan sectoriel de l’éducation 2013-2025 (PAQUET - Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence) définit la politique de genre en matière d’éducation et fixe un ensemble d’objectifs liés à la prise en compte des besoins et intérêts stratégiques des femmes en matière d’éducation et de formation. Ces objectifs concernent notamment les référentiels de formation initiale des enseignants ainsi que le renforcement des capacités du comité de coordination et de suivi des interventions en matière d’éducation des filles. La loi N°2005-18 du 5 août 2005 relative à la Santé de la reproduction la reconnaît comme étant un « droit fondamental et universel garanti à tous les individus, sans discrimination fondée sur l’âge, le sexe, la fortune, la religion, la race, l’ethnie, la situation matrimoniale ou sur toute autre situation » . Un projet de curriculum scolaire en matière d’éducation à la santé, développé avec l’appui de la coalition nationale de la santé de la reproduction des adolescents et jeunes (SRAJ), est en attente de validation. 

Projet FSP-I 2019-95

Le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères (MEAE) a validé par la décision ministérielle d’approbation (DMA) individuelle signée le 12 mars 2019 le projet « Promotion de l’égalité filles-garçons et de la santé sexuelle et reproductive pour les adolescents scolarisés et non-scolarisés au Sénégal et au Togo ». Ce projet a pour objectif global d’assurer un environnement favorable aux droits et à la santé sexuels et reproductifs pour les adolescents scolarisés et non-scolarisés au Sénégal et au Togo.

Ce projet est financé par Direction générale de la mondialisation, de la culture, de l’enseignement et du développement international du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères (MEAE) à travers le Fonds de solidarité pour les projets innovants, les sociétés civiles, la francophonie et le développement humain (FSP-i) à hauteur de 800 000 euros pour 24 mois.

Les crédits relatifs à la composante 1 (340 000 €) sont délégués à IPPF Bureau Régional Afrique, en charge de la répartition à des associations membres (AM) dans les pays bénéficiaires.  Les crédits relatifs à la composante 2 (340 000 €) sont délégués à UNESCO, Bureau régional Afrique de l’Ouest de Dakar, en charge de la répartition aux bureaux pays.  Les crédits relatifs à la composante 3 (120 000 €) seront délégués à Expertise France en charge de la coordination et l’évaluation finale du projet. 

La composante 1 est portée par l’IPPF, avec pour objectif de promouvoir l’accès aux services de santé sexuels et reproductifs via les secteurs non-formels et renforcer les capacités de plaidoyer pour la santé sexuelle et reproductive des jeunes au Sénégal et au Togo et mise en œuvre par l’ATBEF (Togo) et ENDA Santé (Sénégal). La composante 2, confiée à l’UNESCO, vise à renforcer les capacités pour mettre en œuvre des politiques éducatives favorisant l’égalité filles-garçons par l’éducation complète à la sexualité et la réponse aux VGMS au Sénégal et au Togo.

Profil souhaité

Profil Santé publique, Education pour la santé, Droits et Santé sexuels et reproductifs

  • Diplôme de gestion de projet de coopération internationale, de préférence avec spécialisation en Droits et Santé Sexuels et reproductifs
  • La connaissance approfondie des systèmes de santé dans la zone Afrique de l’Ouest
  • La connaissance des enjeux autour de la promotion de l’égalité filles-garçons et de la promotion des droits ainsi que de l'éducation des jeunes et adolescents 
  • 5 à 10 années d’expérience en évaluation et/ou écriture de documents de synthèse sur des projets de coopération internationale
  • Expérience dans le renforcement de systèmes de santé, connaissance en formation en éducation complète à la sexualité, expérience en éducation à la santé en milieu scolaire
  • Une expérience en lien avec un projet de formation serait un plus
  • Expérience à l’international obligatoire, notamment en Afrique de l’Ouest
  • Excellent esprit analytique et de synthèse
  • Très bonnes capacités rédactionnelles
  • Très bonnes capacités de présentation orale et de dialogue
  • Maitrise des outils informatiques Word, Excel et Powerpoint

Informations complémentaires

Documents à fournir par l’expert

  • CV
  • Lettre de motivation
  • Offre technique incluant les méthodologies d’évaluation utilisées et précisant en particulier les outils d’évaluation appliqués dans ce cadre, un programme de travail, un chronogramme
  • Offre financière détaillée
  • Références correspondant aux évaluations déjà réalisées 
  • Attestation de disponibilité sur la période donnée

 

Dates de mission

L’évaluateur devra être disponible de préférence en avril 2021

 

Budget et rémunération

L’offre financière détaillée sera revue et analysée sur la base des grilles de rémunération d’Expertise France, qui se réserve le droit de négocier le montant.

La rémunération sera basée sur la soumission et acceptation des livrables sur la base des critères explications ci-dessus, ainsi que sur le nombre de jours travaillés avec fourniture des pièces justificatives correspondantes (dont feuilles de temps, factures et justificatifs des frais de voyage).

Critères de sélection des candidatures

Le processus de sélection des candidats s'opérera selon le(s) critère(s) suivant(s) :

  • Connaissances du candidat du contexte local (pays ou région d’intervention)
  • Formation/diplômes du candidat en lien avec la mission d’expertise

Date limite de candidature : 03/03/2021 14:27

Expertise France est l’agence publique de conception et de mise en œuvre de projets internationaux de coopération technique. L’agence intervient autour de quatre axes prioritaires :

  • gouvernance démocratique, économique et financière ;
  • paix, stabilité et sécurité ;
  • climat, agriculture et développement durable ;
  • santé et développement humain.

Dans ces domaines, Expertise France assure des missions d’ingénierie et de mise en œuvre de projets de renforcement des capacités, mobilise de l’expertise technique et joue un rôle d’ensemblier de projets faisant intervenir de l’expertise publique et des savoir-faire privés.

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