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Réf.
2020/ESDLMEOEDPNDR/5438

Type d'offre
Experts

Type de contrat
CDDU

Secteurs d'activité
Genre, droits et modernisation de l'Etat ; Stabilisation et résilience

Date limite de candidature
29/03/2020 23:59

Contrat
Salarié

Durée
24 mois

Description de la mission

L'objectif général est de renforcer les capacités du MEPC dans le pilotage, la coordination et le suivi de la mise en œuvre du plan national.

Ce projet s’inscrit dans la continuité de l’action de la France en RCA et vise à poursuivre l’assistance technique apportée au processus de RCPCA en coordination avec les autres partenaires au développement.

L’AFD est appelé à financer :

  • la mise à disposition auprès du MEPC à Bangui d’un assistant technique (AT) international résident pour une durée de 24 mois. Les tâches attendues de cet AT sont détaillées ci-après. L’AT sera équipé pour son fonctionnement pour la durée de son séjour ;
  • des missions d’expertises court terme en appui aux institutions nationales et/ou travaux et études techniques / séminaires / formations pour du renforcement de capacités complèteront les actions de l’AT résident durant cette même période, au regard par exemple d’activités pour la modernisation de l’action publique ou la décentralisation.

Sous la supervision directe du ministre de l’économie, du plan et de la coopération, l’AT sera principalement chargé de l’analyse des données et du suivi de la base de données du RCPCA ainsi que du suivi de la mise en œuvre des projets du plan national et des stratégies qui le soutiennent. L’AT travaillera en synergie avec le SP-RCPCA – en particulier les experts en charge de la gestion et du développement de la base de données (système de gestion de l’information sur les investissements ou SG2i) et les autres assistants techniques du Cabinet. Il collaborera étroitement avec les différentes directions générales du MEPC.

Cet AT constitue l’un des trois AT dont le besoin a été identifié dans le cadre des travaux du CEM (cf. supra). Les deux autres seront pris en charge par l’Union européenne (pour la mise en œuvre des projets relatifs à l’APPR) et les Nations Unies (coordination sectorielle et suivi de l’aide). La Banque Mondiale prévoit également de mobiliser un expert en coordination sectorielle pour le Secrétariat, ainsi qu’un consultant en charge de soutenir plusieurs ministères dans l’élaboration de leurs stratégies sectorielles.

Missions et résultats attendus de l’assistance technique :

 

  • Faire une analyse régulière des données et documents sur les investissements du MEPC et en présenter des états synthétiques ;
  • Collecter et analyser les statistiques et rapports produits par les départements ministériels et les PTF relatifs à la mise en œuvre du RCPCA et de l’APPR afin d’en extraire des enseignements ou des tendances significatives susceptibles d’orienter les décisions prises par leurs dirigeants, et les membres du CDC ou du CO ;
  • Collecter et analyser les contenus d’ordre programmatique et financier des documents de stratégies et des plans opérationnels des PTF en vue de renforcer leur cohérence et leur portée multisectorielle et géographique au sein du RCPCA et de l’APPR ;
  • Contribuer à l’établissement de tableaux de bord sectoriels et globaux sur le RCPCA et l’APPR facilitant l’appréciation rapide des avancées et des retards dans les réalisations ;
  • Produire des revues consolidées des principales conclusions (leçons apprises et contraintes) des rapports de visite et de suivi-évaluation des projets et programmes ;
  • Participer aux travaux de développement de base de données prenant place dans les départements ministériels, y compris du SG2i, en vue d’optimiser la cohérence et l’efficacité des différents outils de traitement existants ;
  • Apporter un appui conseil aux experts du ST en matière de collecte, suivi et dissémination des données des cadres de résultats transitoires et du cadre stratégique de suivi ;
  • Veiller à la qualité et à la quantité adéquate des informations techniques communiquées sur les réalisations de l’ensemble des activités du RCPCA pour en accroitre la visibilité, l’impact et la mobilisation de nouvelles ressources ;
  • Promouvoir l’approche de sensibilité aux conflits (ou « ne pas nuire ») de manière à internaliser cette approche au ministère, en particulier dans la mise en œuvre et le suivi du RCPCA. Il conviendra de réaliser dans ce sens un diagnostic, mener des actions de renforcement de capacités et développer des mécanismes et indicateurs de suivi ;
  • Proposer un plan de transfert de compétences pour l’ensemble des actions susmentionnées, vers des cadres locaux de la DGPE.

Résultats attendus :

  • Des rapports périodiques d’analyse (résultats, comparaisons, tendances, risques, opportunités) sont produits sur :
    • l’état d’avancement des projets et programmes du RCPCA (niveau des décaissements, exécution physique, délai de mise en œuvre, etc.) de manière chiffrée et graphique selon les sources de financement, la répartition géographique (région, préfecture, localité, etc..) et sectorielle (éducation, santé, eau-assainissement, agriculture, mine-énergie, etc.) des projets ;
    • le contenu et l’évolution des stratégies et plans globaux des PTF qui soutiennent le RCPCA et l’APPR, en mettant l’accent sur la cohérence et le réalisme des informations programmatiques et financières sur le court et moyen terme ;
    • la qualité et la pertinence des outils de collecte des informations sur le RCPCA (fiches de synthèse, formulaires, cadres de résultats transitoires, registres, etc.) ;
    • les schémas de circulation de l’information technique sur les projets et programmes du RCPCA en vue d’accroitre l’efficience des échanges entre les acteurs ;
    • la pertinence et la qualité des systèmes de gestion de l’information des départements ministériels sur les ressources et moyens affectés aux projets et programmes du RCPCA ;
  • Des tableaux de bord sectoriels ou nationaux sont produits, ou commentés quand ils existent déjà, pour faciliter la compréhension et l’appréciation des données relatives aux interventions des acteurs humanitaires pour le relèvement et le développement entreprises ou envisagées dans le cadre du RCPCA ;
  • Les travaux de diagnostic du SG2i et les décisions prises pour son amélioration et son développement ultérieur sont suivis et évalués ;
  • Un plan de renforcement des capacités en systèmes de gestion de données des cadres de la DGPE, des points focaux sectoriels du RCPCA et des responsables de suivi-évaluation des départements ministériels est conçu et mis en œuvre ;
  • A la fin du financement, une contrepartie capable de suivre la mise en œuvre des projets du plan national de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA) et des stratégies qui le soutiennent.

Au regard des activités de l’AFD en Centrafrique, l’AT sera amené à travailler étroitement avec l’assistant technique international mis à disposition du ministère des finances et faire conjointement des recommandations pour l’amélioration de la chaine planification – budgétisation – suivi – évaluation – contrôle dans son ensemble.

Il sera impliqué enfin dans le projet d’appui au redéploiement de l’Etat centrafricain et des services essentiels (RESE), en cours de finalisation et dont l’une des composantes vise la structuration des instruments, des méthodes et procédures pour garantir une organisation et une mise en œuvre plus efficaces de la stratégie de rétablissement et d’extension de l’autorité de l’Etat (RESA).

Description du projet ou contexte

Pour répondre aux défis de sortie de crise et de développement de la Centrafrique, les autorités avec l’appui de la Communauté internationale ont élaboré de manière participative un plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique pour la période 2017-2021. Cette stratégie a été adoptée et validée le 17 novembre 2016 lors d’une conférence internationale des bailleurs de fonds à Bruxelles au cours de laquelle les partenaires s’engageaient à hauteur de 2 261 millions de dollars US[1], dont 236 millions pour l’action humanitaire, pour sa mise en œuvre.

Le plan s’articule autour de trois piliers prioritaires (1- soutenir la paix, la sécurité et la réconciliation nationale, 2- renouveler le contrat social entre l‘Etat et la population, 3- assurer le relèvement économique et la relance des secteurs productifs) et onze objectifs, déclinés eux-mêmes en un ensemble de résultats et d’activités prioritaires. Ce plan quinquennal a été complété d’un plan de réponse humanitaire dont le premier porte sur la période 2017-2019, axé sur les interventions vitales, la malnutrition aigüe, la protection contre les actes de violence et la fourniture de services de base dans les zones instables ou inaccessibles.

La RCA est très fortement tributaire de l’appui de la communauté internationale pour la mise en œuvre du RCPCA ; elle fournit une part conséquente des services sociaux et d’assistance aux populations, notamment au travers de l’action des acteurs humanitaires (3,6 milliards de USD sur 4 ans). Les financements extérieurs resteront essentiels pour le pays au cours des prochaines années, pour assurer la sortie de crise et fonder les bases d’un développement. Les actions menées doivent démontrer des résultats rapidement afin que les populations retirent des bénéfices du processus engagé pour la paix et le relèvement et que la confiance se renforce. Il sera crucial en outre d’assurer la continuité des financements dans la transition vers des actions de développement mises en œuvre par les institutions nationales, et éviter les chocs et déséquilibres liés à des fluctuations de l’aide (tant à la hausse, avec des problèmes de capacités d’absorption et des risques fiduciaires importants, qu’à la baisse, notamment les risques de cessation de programmes financés par les sources humanitaires).

Ce contexte appelle à des dispositifs de coordination efficace entre le Gouvernement et la communauté internationale pour fédérer, planifier, rationaliser et anticiper. Un Cadre d’engagement mutuel (CEM-RCA) a été mis en place dès l’adoption du RCPCA fin novembre 2016 entre le Gouvernement et les partenaires pour assurer la cohérence, la coordination et le suivi des engagements de chaque partie. Ce CEM vise en particulier à assurer un dialogue stratégique pour la réalisation du plan, à garantir l’allocation des financements sur les besoins et priorités identifiés, à donner des orientations sur la pertinence des outils, à rendre compte et communiquer sur les résultats obtenus.

Ce cadre institutionnel de suivi et de pilotage de la mise en œuvre du plan national est organisé autour de trois organes : (i) le Conseil d’orientation, présidé par le chef de l’Etat, constitue la plate-forme d’échange politique de haut niveau entre le gouvernement et les partenaires pour les discussions stratégiques sur la mise en œuvre ; (ii) le Comité directeur conjoint (CDC), équilibré dans sa représentation entre les partenaires gouvernementaux et internationaux, assure le pilotage ; (iii) un Secrétariat permanent (SP) chargé de la coordination de la mise en œuvre et du suivi-évaluation. Ce secrétariat est essentiel d’un point de vue opérationnel pour soutenir les mécanismes de coordination et de suivi et créer des liens entre les différents niveaux. Il est placé auprès du cabinet du ministre de l'économie, du plan et de la coopération (MEPC). Des comités sectoriels complètent le dispositif afin notamment d’assurer la coordination avec les ministères sectoriels.

La France a accompagné le processus et apporté notamment un appui technique de long terme au secrétariat du plan RCPCA : par le MAEDI, puis par l’AFD avec le transfert de compétences en matière de gouvernance de décembre 2016 à mars 2019.

En février 2019, après deux années de fonctionnement du SP, les parties prenantes au processus de mise en œuvre du CEM, notamment les membres du CDC (co-présidé par la Banque mondiale au titre de représentant de la communauté internationale), ont commandité une évaluation afin d’améliorer le fonctionnement du dispositif de suivi du RCPCA et le revitaliser au regard des multiples défis liés à la mise en œuvre effective des projets et programmes. La mise en œuvre et le suivi des engagements pris dans le cadre de l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) signé le 6 février 2019 à Khartoum, sous l'égide de l'Union africaine et de l'ONU, devaient également être pris en compte[2].

Le rôle des structures de coordination et de suivi du RCPCA ont été précisés. Les évolutions préconisées soulignent (et rappellent) à la nécessité d’assurer le transfert des compétences et des responsabilités vers les administrations en charge des fonctions de planification, de pilotage, d’exécution et de suivi.

Le rôle du secrétariat permanent a été resserré autour des missions suivantes : (i) déployer la base de données et système d’information sur les investissements ; (ii) appuyer les ministères sectoriels notamment dans l’élaboration et le suivi de stratégies et plans d’actions sectoriels ; (iii) assurer la communication institutionnelle  vis-à-vis des parties prenantes au RCPCA et appuyer le Ministère de la communication dans ses fonctions; (iii) le suivi-évaluation des projets et activités du RCPCA ; (iv) assurer le transfert de compétences  des tâches du secrétariat au ministère de l’économie, du plan et de la coopération.

Dans ce cadre, le CDC a acté la nécessité de créer trois postes d’assistance technique pour renforcer le secrétariat du CEM et contribuer à améliorer l’efficacité de la coopération dans le pays, relative (i) à la coordination sectorielle et au suivi de l’aide, (ii) à l’analyse et au suivi de la base de données et de la mise en œuvre des projets, (iii) à la mise en œuvre des projets spécifiques relatifs à l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR).

 

Profil souhaité

Le candidat recherché devrait disposer de :

  • Un niveau d’étude de BAC+4 au moins en Sciences sociales, Economie, Statistiques, ou informatique appliquée à la gestion ;
  • Une expérience de plus de 10 ans en gestion et analyse de données de systèmes de suivi-évaluation des stratégies, plans, programmes et projets de développement ;
  • Une expérience avérée en matière de gestion, et si possible de développement, de base de données utilisée dans la planification du développement est un atout important ;
  • Une aptitude à présenter en français des analyses concises et des rapports de suivi et d’évaluation à destination des PTF et du public;
  • Une bonne maîtrise de l’anglais serait un atout ;
  • Expérience en développement de partenariats et mobilisation des ressources ;
  • Une connaissance de la RCA est un avantage.

L’AT devra favoriser le travail d’équipe et la communication au sein de l’unité en charge de la gestion de la base des données ;

Il/elle devra pouvoir être force de propositions pour accompagner la modernisation des administrations centrafricaines.

Informations complémentaires

Prise de fonction le plus rapidement possible

Date limite de candidature : 29/03/2020 23:59

Expertise France est l’agence publique de conception et de mise en œuvre de projets internationaux de coopération technique. L’agence intervient autour de quatre axes prioritaires :

  • gouvernance démocratique, économique et financière ;
  • paix, stabilité et sécurité ;
  • climat, agriculture et développement durable ;
  • santé et développement humain.

Dans ces domaines, Expertise France assure des missions d’ingénierie et de mise en œuvre de projets de renforcement des capacités, mobilise de l’expertise technique et joue un rôle d’ensemblier de projets faisant intervenir de l’expertise publique et des savoir-faire privés.

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