Réf.
2026/EPM/15845
Type d'offre
Experts
Type de contrat
Contrat de prestation de services
Domaines d'expertises
Systèmes de santé
Sous-thématique
Technologies de la santé et médicaments
Date limite de candidature
09/08/2026 18:30
Durée de la mission
Expertise perlée
Contrat
Indépendant / Entrepreneur Individuel
Durée
à temps partiel ajusté sur 4 ans
Département Santé - DEPSAN > Pôle Renforcement des systèmes de santé
Mis en ligne le : 16/07/2026
AFRIQUE SUBSAHARIENNE
KENYA
NAIROBI
Assurer, tout au long du projet, la conduite au niveau national des activités de la composante pharmaceutique (SO3) : mise à jour de l’état des lieux et préparation des priorités durant l’inception, puis mise en œuvre, suivi et capitalisation des activités pré-identifiées dans les documents officiels du projet (cadre logique, Gantt, feuille de route), adaptées aux contextes spécifiques de chaque pays, dans une approche inclusive et sensible au genre.
2. Tâches et responsabilités
2.1 Phase d’inception (Année 1)
1.Recueillir le Plan de développement institutionnel (PDI) de l’ANRP et le Plan d’action national de lutte contre les PMQIF (PAN), lorsqu’ils existent, et cartographier les partenaires (2.3.1.6).
2.Mettre à jour l’état des lieux pays de la lutte contre les PMQIF (auto-remplissage), sur la base des fiches pays et de la pré-cotation, dans une approche sensible au genre.
3.Pré-identifier les interventions prioritaires nationales (au plus trois pour l’Année 1), préparer et co-animer l’atelier consensuel, et participer à la réunion de planification.
2.2 Mise en œuvre (Années 1 à 4)
4.Piloter, au niveau national, la mise en œuvre des priorités validées (2.3.1.8) : appui à l’élaboration du PAN, réglementations, SOP ou outils pour l’ANRP (ventes en ligne, contrôle du marché, vigilance).
5.Appuyer, selon la priorisation du pays, l’évaluation de la sécurité de la chaîne d’approvisionnement (2.3.1.9) et l’élaboration multisectorielle du PAN avec ateliers de validation (2.3.1.10).
6.Déployer et mettre en œuvre les activités de sensibilisation du public : plan de sensibilisation, semaine AMRH, diffusion des résultats opérationnels (2.3.1.3, 2.3.1.4, 2.3.1.5), en lien avec les OSC cartographiées (2.3.1.1).
7.Co-représenter le pays avec le point focal de l’ANRP et participer aux ateliers et sous-groupes régionaux et continentaux : bonnes pratiques de surveillance du marché (2.3.1.11), cybercriminalité (2.3.1.12), surveillance régionale OOAS/UEMOA, SADC, EAC (2.3.1.13), sous-groupes AMRH (2.3.1.14), atelier AMA (2.3.1.15).
8.Contribuer à l’étude de cas du pays champion (2.3.1.16) et à la vue d’ensemble des routes de trafic, en interface avec les piliers juridique et application de la loi (2.3.1.17).
2.3 Suivi, capitalisation et clôture
9.Alimenter le système de suivi, d’évaluation et d’apprentissage (MEAL) avec les données pays au regard des indicateurs du cadre logique, et documenter les enseignements tirés.
10.Participer à l’atelier final réunissant les experts nationaux des trois piliers pour partager les bonnes pratiques et les résultats (2.3.1.18).
3. Livrables attendus
Inception : dossier pays consolidé (PDI + PAN + cartographie des partenaires), état des lieux mis à jour, note de priorités nationales et participation à la réunion de planification.
Mise en œuvre : livrables techniques associés aux priorités du pays (projets de PAN, SOP, outils, plans de sensibilisation) et comptes rendus d’ateliers.
Suivi : contributions régulières au MEAL (données au regard des indicateurs) et notes de capitalisation.
Clôture : contribution au rapport final partageant les bonnes pratiques et les enseignements tirés.
Les produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés (PMQIF) constituent une menace majeure pour la santé, l’économie et la sécurité en Afrique. L’Organisation mondiale de la Santé estime qu’un produit médical sur dix en circulation dans les pays à revenu faible ou intermédiaire est de qualité inférieure ou falsifié, causant plus de 250 000 décès évitables par an. Pour relever ce défi, l’Union européenne et Expertise France mettent en œuvre le programme MEDISAFE.
MEDISAFE Phase 1 (2018-2023) a couvert 11 pays d’Afrique de l’Est et centrale (Burundi, RDC, Ghana, Éthiopie, Seychelles, Kenya, Ouganda, Tanzanie, Malawi, Rwanda et Zambie). Elle a produit le Manuel de référence sur la législation relative aux PMQIF (perspective africaine), des guides et stratégies sur la chaîne d’approvisionnement, la législation et la communication, ainsi que la feuille de route adoptée à Nairobi en avril 2022. Elle a réuni plus de 300 participants lors de 14 événements régionaux et nationaux, en partenariat avec l’Union européenne (réseau NRBC), l’ONUDC, INTERPOL, le Conseil de l’Europe et l’AUDA-NEPAD.
MEDISAFE 2.0 prolonge et élargit cette première phase : un projet de quatre ans, financé par l’Union européenne (NDICI) pour un montant total de 9 000 000 EUR, mis en œuvre par Expertise France en gestion indirecte via une convention de contribution avec la Délégation de l’Union européenne au Nigeria. Il couvre 13 pays organisés en deux clusters régionaux.
Cluster A (Afrique de l’Ouest) : Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée (Conakry), Nigeria, Sénégal, Togo.
Cluster B (Afrique de l’Est et australe) : Burundi, République démocratique du Congo, Éthiopie, Kenya, Rwanda, Zambie.
Conformément à l’approche du document d’action, le projet distingue les pays ayant bénéficié de MEDISAFE Phase 1, sept des 13 : Ghana, Burundi, RDC, Éthiopie, Kenya, Rwanda et Zambie, des pays nouvellement ajoutés. Il combine des activités adaptées au niveau de maturité des nouveaux pays, des activités de capitalisation et de consolidation pour les premiers, et des activités régionales transversales rapprochant les deux groupes (mentorat par les pairs, partage d’expérience, coordination opérationnelle).
Objectif général : Atténuer les menaces sanitaires, économiques et sécuritaires que représentent les produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés (PMQIF) en Afrique de l’Ouest et de l’Est.
Le projet poursuit cet objectif à travers trois objectifs spécifiques complémentaires, articulés au sein d’une même théorie du changement et tous fondés sur une approche inclusive et sensible au genre :
SO1 - Les capacités juridiques nationales et régionales de lutte contre les PMQIF sont renforcées par une harmonisation inclusive et sensible au genre des cadres juridiques et la mise en œuvre de réglementations clés.
SO2 - La capacité des acteurs nationaux et régionaux de l’application de la loi à détecter, enquêter et lutter contre les PMQIF est renforcée par l’optimisation de procédures opérationnelles inclusives, l’amélioration du renseignement et le développement d’une coopération transnationale répondant aux besoins spécifiques des plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants.
SO3 - La chaîne d’approvisionnement est renforcée et sécurisée, et la sensibilisation du public aux PMQIF est accrue, par des approches inclusives et sensibles au genre, en promouvant le rôle actif des femmes professionnelles de santé, des organisations dirigées par des femmes et des aidants, afin de garantir la sécurité des personnes et un accès équitable à des produits médicaux sûrs et efficaces.
Les présents termes de référence relèvent de la composante pharmaceutique (SO3), à laquelle contribuent deux résultats (outputs) :
Résultat 3.1 - Les acteurs de la société civile ont accru leur niveau de sensibilisation et renforcé leurs connaissances, leur perception du risque et leurs comportements préventifs à l’égard des PMQIF, de la criminalité pharmaceutique et des formes de trafic facilitées par le numérique.
Résultat 3.2 - Les pays partenaires établissent et rendent opérationnels des systèmes fondés sur le risque pour la traçabilité, la surveillance post-commercialisation et le contrôle réglementaire des produits médicaux, afin de prévenir, détecter et répondre à la circulation des PMQIF dans les chaînes d’approvisionnement nationales et transfrontalières.
Le projet entre dans sa phase d’inception de quatre mois, dont l’aboutissement est le Plan d’action MEDISAFE 2 validé par les pays et Expertise France, destiné à être soumis à la Délégation de l’Union européenne. Les approches sensibles au genre, tenant compte en particulier de l’exposition différenciée des femmes, des hommes et des populations vulnérables, et promouvant le rôle des femmes professionnelles de santé et des organisations dirigées par des femmes, sont intégrées de manière transversale.
Dans chaque pays, la composante pharmaceutique s’appuie sur un expert pharmaceutique national qui forme, avec le point focal de l’ANRP, le binôme national. Le point focal étant le répondant principal du pays pour les trois composantes du projet (pharmaceutique, juridique et application de la loi), l’expert pharmaceutique national conduit et coordonne, au niveau du pays, les interventions de la composante pharmaceutique, en articulation avec les experts nationaux juridique et application de la loi et sous l’orientation d’ensemble du point focal.
Loin de se limiter à la phase d’inception, ce rôle court sur toute la durée du projet (quatre ans) : l’expert national est l’interlocuteur technique du pays pour la mise en œuvre de l’ensemble des activités de la composante pharmaceutique (SO3), depuis la collecte initiale des données lors de la phase d’inception jusqu’à l’atelier final de capitalisation du projet.
Pharmacien(ne) ou professionnel(le) de santé publique, de préférence déjà engagé(e) dans la lutte contre les PMQIF dans le pays.
Bonne connaissance de l’ANRP, du système pharmaceutique national, de la chaîne d’approvisionnement et des partenaires.
Capacité d’analyse, de rédaction et de conduite d’activités dans la durée ; autonomie et sens du dialogue institutionnel ; sensibilité à l’intégration du genre.
Disponibilité pour un engagement s’étendant sur la durée du projet (quatre ans), à temps partiel ajusté selon les activités.
Maîtrise de la langue de travail du pays (français ou anglais).
Nous recherchons un expert par pays :
Français : Bénin, Côte d’Ivoire, Guinée, Sénégal, Togo, Burundi, RDC
Anglais : Ghana, Nigeria, Éthiopie, Kenya, Rwanda, Zambie
Veuillez indiquer impérativement le pays concerné dans l'intitulé de votre candidature.
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Durée |
Sur toute la durée du projet (quatre ans), à temps partiel ajusté : phase d’inception puis mise en œuvre des activités validées |
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Volume indicatif |
≈ 8 jours durant la phase d’inception (4 jours de collecte + 4 jours de planification), conformément à la feuille de route (13 experts pharma nationaux, 104 jours au total) ; jours des années suivantes selon les priorités validées et le plan de travail annuel |
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Lieu |
Dans le pays, avec participation aux réunions de planification et aux ateliers régionaux et continentaux |
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Langue de travail |
Anglais ou Français selon le pays d’intervention de l’expert. |
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Étapes initiales |
1) Signature de l’accord ; 2) Webinaire d’introduction ; 3) Lancement de la collecte ; 4) Réunion de planification |
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Candidature |
CV + courte lettre de motivation, soumis via l’ANRP ou le pourvoyeur d’assistance technique |
Le processus de sélection des candidats s'opérera selon le(s) critère(s) suivant(s) :
Expertise France est l’agence publique de conception et de mise en œuvre de projets internationaux de coopération technique. L’agence intervient autour de quatre axes prioritaires :
Dans ces domaines, Expertise France assure des missions d’ingénierie et de mise en œuvre de projets de renforcement des capacités, mobilise de l’expertise technique et joue un rôle d’ensemblier de projets faisant intervenir de l’expertise publique et des savoir-faire privés.