Réf.
2025/EPIDC/14326
Type d'offre
Experts
Type de contrat
Contrat de prestation de services
Conditions de l'offre
fin 2025 / début 2026
Date limite de candidature
10/12/2025 15:27
Durée de la mission
Expertise perlée
Contrat
Indépendant / Entrepreneur Individuel
Durée
25 jours
Département Paix, stabilité, sécurité - P2S > Pôle Prévention, réduction et adaptation aux risques
Mis en ligne le : 28/11/2025
AFRIQUE DU NORD/MOYEN-ORIENT
AFRIQUE SUBSAHARIENNE
FRANCE
Le domaine d’étude est l’encadrement réglementaire de l’information apportée au consommateur via des mentions d’étiquetage.
L’expertise technique demandée se fonde sur un bilan juridique établi par l’expert juriste national, limité à la fourniture du texte intégral des documents à valeur réglementaire en vigueur dans le pays concerné par l’étude.
Les missions confiées à l’expert relèvent de l’établissement d’un bilan critique de la réglementation relative à l’étiquetage des denrées alimentaires, au niveau de chacun des dix pays concernés par le projet P108.
Ce bilan doit être assorti de propositions argumentées et priorisées d’actions à mener dans le domaine réglementaire et technique pour améliorer et fiabiliser l’information des consommateurs.
En particulier, l’expertise doit identifier dans les documents réglementaires :
- s’il existe une obligation d’indiquer les mentions d’étiquetage dans la langue officielle du pays ;
- s’il existe une obligation d’indiquer une date limite pour tous les types de denrées alimentaires conditionnées (le cas échéant préciser la liste limitative des denrées concernées / non concernées par cette obligation) ;
- si une différence est faite entre différents types de dates, en fonction de la nature de la denrée (dates impératives, dates indicatives) ;
- si des modalités sont précisées par la réglementation pour la détermination de la date limite des produits par le fabricant (variante : durées de conservation fixes imposées par la réglementation) et, le cas échéant, si ces modalités sont pertinentes ;
- ce que prévoit la réglementation en cas de dépassement de date au stade de la commercialisation ;
- si des mentions d’étiquetage obligatoires permettent d’assurer la traçabilité du produit (origine, lieu de transformation, lot de fabrication, etc.) ;
- si des mentions obligatoires sont prévues pour indiquer au consommateur les conditions de conservation du produit (réfrigération, congélation) à respecter ou les règles d’emploi (par exemple : « à cuire à cœur » ou « ne pas recongeler un produit décongelé ») ;
- si l’indication de la composition du produit est prévue au niveau de son étiquetage et quelles sont les règles fixées dans ce cas : simple liste d’ingrédients, indication des quantités, etc. ;
- si la mention d’allégations « santé » (par exemple « Renforce les os ») ou d’allégations relatives à l’utilisation (de type « convient à l’alimentation des nourrissons ») est possible, et, le cas échéant, dans quelle mesure ces mentions sont encadrées par la réglementation ;
- si l’indication des allergènes alimentaires est prévue (et la liste des allergènes concernés) ;
- si des mentions spécifiques d’étiquetage, facilement compréhensibles, apportent au consommateur une information nutritionnelle facilement exploitable (type « Nutriscore ») ;
- les sanctions prévues en cas de fraude.
Les livrables attendus consistent en une série de dix rapports d’étude (un pour chacun des dix pays) comprenant :
1. Un descriptif du cadre réglementaire, reprenant et commentant les points précédents ;
2. Un bilan critique de la qualité de l’information apportée au consommateur ;
3. Un bilan critique des dispositions techniques relatives aux dates limites, à leur validation et aux dispositions prévues en cas de dépassement ;
4. Un bilan de la traçabilité des produits autorisée par les mentions d’étiquetage ;
5. Une conclusion argumentée permettant d’apprécier les points forts et les points faibles de la réglementation relative à l’étiquetage des denrées alimentaires et présentant des pistes d’amélioration argumentées et priorisées.
NB : Les textes réglementaires utilisés et les sources de données utilisées doivent être précisément référencés dans le texte.
NB : le forme des documents fournis devra respecter es règles prévues dans le plan de communication du P108 (matrice fournie).
Ø L’expert travaillera sous la supervision du chef de projet et l’expert clé technique.
Ø La coordination et le suivi se feront via des réunions régulières et des échanges asynchrones.
Ø La période de réalisation des travaux sera de décembre 2025 à Février 2025.
Le P108 est un projet financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France pour renforcer la sécurité sanitaire des aliments dans dix pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale.
Il vise à améliorer la protection des consommateurs en réduisant les risques microbiologiques, chimiques et physiques dans les aliments.
Le projet intervient sur trois grands axes : le renforcement institutionnel et réglementaire, l’amélioration des capacités des laboratoires et services de contrôle, et la mobilisation du secteur privé et de la société civile.
Il soutient les ministères techniques, les agences de contrôle, les laboratoires nationaux, les associations de consommateurs et les entreprises agroalimentaires.
Le projet adopte une approche One Health, en favorisant la coordination entre agriculture, santé, commerce et environnement.
Un expert en droit alimentaire (“food law expert”) ou un spécialiste en réglementation sanitaire et qualité des aliments.
Il doit maîtriser les normes internationales (Codex Alimentarius, UE, ISO, OMC/SPS).
Connaissance approfondie des textes législatifs et réglementaires liés à l’étiquetage : mentions obligatoires, dates, allergènes, allégations, traçabilité.
Capacité à analyser des textes nationaux et à comparer différents cadres réglementaires.
Une expérience dans au moins quelques pays d’Afrique de l’Ouest/Centrale serait un vrai plus.
Capacité à comprendre les réalités institutionnelles locales.
Expérience opérationnelle en conformité réglementaire d’étiquetage dans l’industrie agroalimentaire, en contrôle officiel, ou en conseil aux autorités.
Connaissance des pratiques internationales : DDM/DLC, modalités de détermination des dates, traçabilité, mentions nutritionnelles.
Excellente capacité à produire des rapports pays détaillés, clairs et argumentés.
Très bonne capacité de synthèse réglementaire et de formulation de recommandations priorisées.
Notions de sécurité sanitaire des aliments, gestion des risques, traçabilité.
Compréhension des enjeux de protection du consommateur.
Une culture “One Health” est un plus.
Grande rigueur méthodologique.
Autonomie dans l’analyse documentaire.
8 à 15 ans d’expérience dans la réglementation alimentaire, l’analyse de conformité, ou le droit agroalimentaire.
Expérience préalable dans des projets financés par l’UE ou internationaux fortement souhaitée.
Documents à fournir :
§ Un CV
§ Une lettre de motivation
§ Une note méthodologique d’une page sur l’approche proposée pour la mission
§ Au moins une référence professionnelle incluant contacts mails et/ou téléphoniques
Les candidatures reçues seront examinées à leur réception, Expertise France pourra contacter les candidats avant la date finale.
Le processus de sélection des candidats s'opérera selon le(s) critère(s) suivant(s) :
Expertise France est l’agence publique de conception et de mise en œuvre de projets internationaux de coopération technique. L’agence intervient autour de quatre axes prioritaires :
Dans ces domaines, Expertise France assure des missions d’ingénierie et de mise en œuvre de projets de renforcement des capacités, mobilise de l’expertise technique et joue un rôle d’ensemblier de projets faisant intervenir de l’expertise publique et des savoir-faire privés.